mercredi 23 janvier 2019

Le droit d'être un homme

Je sais bin pas ce qui a pu se passer à la conception dans le corps de ma mère. Quoi qu’il en soit, il y a eu une erreur dans la fabrication. Toutes les apparences ont laissées croire que j’étais une fille, mais du plus loin que je me souvienne, j’aurais voulu naître garçon. Et non un garçon manqué comme s’amusait à dire mon père.
Mon enfance a été joyeuse. J’adorais jouer dehors et quel plaisir que de se salir. Pour les occasions spéciales, on m’habillait en robe. Je n’en faisais pas de cas, mais je ne portais pas une attention particulière à garder ma tenue propre. Il m’est même arrivé à quelques reprises de vomir sur mes beaux habits. Ma mère était alors bien obligée de me changer. J’étais une gamine très énergique aux dires de plusieurs. Mes cousins et mes cousines aimaient ma compagnie, je débordais de vie. Je ne perdais pas mon temps à me poser des questions, j’accomplissais simplement le travail de tout enfant ; je jouais. Par moment, l’envie me prenais d’aller offrir un coup de main à mon père lorsqu’il travaillait au garage. Mon grand frère n’y voyait pas grands intérêts, mais moi, l’idée de me rendre utile et surtout, le potentiel de salissure me poussait à aimer la mécanique.



Justement, parlons-en de mécanique. Il doit y avoir eu tout une job de ‘’body’’ à faire au véhicule dans lequel je me suis trouvé lors d’un accident. J’avais alors 8 ans. Ma carrosserie à moi a été un peu abîmée, mais bon, j’ai gardé tous mes morceaux. À l’intérieur, ça me semblait un peu déraillé. Je n’étais plus comme avant, j’avais l’impression d’être lâche. J’étais toujours devant la télévision. Peut-être cette dernière me réconfortait, me distrayait, mais le bonheur n’était certainement pas dans cette boîte à grimaces. Toutefois, ma conscience prenait note que l’image qu’on y voyait des femmes ne correspondait pas à ce que je voulais être. Pas besoin d’un diplôme pour remarquer qu’on montre trop souvent la femme comme un objet. On dirait que la société toute entière laisse croire qu’on peut prendre possession du corps féminin. Je crois personnellement que les femmes ne sont pas traitées à leurs justes valeurs, encore aujourd’hui.
Je n’ai pas cherché à plaire ni même à déplaire à qui que ce soit. J’ai seulement voulu me respecter et m’approcher le plus possible de mon authenticité. J’ai choisi un métier traditionnellement réservé aux hommes. Les railleries de mes collègues m’agressaient. Pour eux, je n’étais qu’une fille qui se prenait pour un garçon. Ma réalité était tout autre, j’étais plutôt un garçon pris dans un corps de fille.


Il y a quelques années, j’ai fait le grand saut; un changement de sexe. Depuis, je me sens en accord avec moi-même. Je veux regarder devant et foncer à vive allure vers les prochaines destinations. Si ça se trouve, je n’ai que le tiers du chemin de parcouru. Le rétroviseur, très peu pour moi, ce qui est passé, n’existe plus. Je veux profiter du temps présent avec une compagne de vie si ce n’est pas trop demandé. Une femme avec qui je partagerai le volant assurément. Un homme pur laine

mercredi 16 janvier 2019

Quand les piliers de la famille deviennent des anges


Le 24 au matin, j’ai proposé à ma fille d’aller visiter ma grand-mère maternelle. Je savais qu’elle n’en avait plus pour longtemps à vivre. J’ai expliqué à ma grande qui aura bientôt 4ans, que son arrière-grand-mère n’allait pas très bien et qu’elle nous quitterait sous peu. Très vite, les larmes lui montèrent aux yeux. ''Je ne veux pas qu’elle meure." Malgré la maladie d’Alzheimer, la mémoire émotionnelle de ma grand-mère était merveilleusement bien ravivée quand nous allions la voir. Les heures passées avec elle étaient souvent magiques. Les fois où elles se prenaient main dans la main. La fois où elles ce sont collé le front en se disant leur amour. Quand elles s’offraient mutuellement le même chocolat. Le jour où ma grand-mère à peigné avec douceur les cheveux de son arrière-petite-fille. Mais aussi, ces moments où elle restait de glace devant cette petite qui tentait en vain d’entrer en contact avec elle. Heureusement, le poupon que je tenais dans mes bras parvenait toujours à la sortir de sa torpeur.
J’ai cherché à consoler mon enfant en lui demandant quel serait l’animal dans lequel l’esprit de son arrière-grand-mère voudrait se loger. Étant fans du film ‘’Moana’’ de Disney, je lui ai rappelé que la grand-mère de l’héroïne avait choisi d’être une magnifique raie aux couleurs bleutés. Plutôt que de me répondre, une lourde larme tomba sur sa joue. "Est-ce que tu veux un câlin?" Toujours capitonnée dans son silence, elle alla se lover sur le sofa juste à côté. "Tu sais, ma grand-maman a hâte d’aller rejoindre sa maman au ciel. Il faut penser à elles." Je venais de dire la bonne phrase qui lui permit de donner un sens positif à sa perte éminente. Après quelques minutes à réfléchir chacune de notre côté, elle me dit : "Maintenant je ne suis plus triste. Je comprends qu’il faut penser aux autres." "Tu as le droit d’être triste et de comprendre tout à la fois." Je l’étreins tendrement.


Tout juste remises de nos émotions, mon mari rentre dans la maison et m’apprend le décès de ma grand-mère, survenu aux petites heures du matin. Cette fois-ci, c’est moi qui ai senti l’envie de me retirer. Le besoin de coucher quelques mots sur papier se faisait sentir. Le résultat est un texte que j’ai lu à l’église quelques jours plus tard. J’aurais voulu m’adresser à l’assistance avec plus d’assurance, mais l’intensité du moment était si présente.

Petit cœur à l’âge d’or
Tu fais tic, tu fais tac
Petit cœur dort, tu peux battre en retraite.
 Enfin, vous êtes parvenue à rejoindre votre mère, Olive.
 Je tenais à vous remercier d’avoir mis au monde vos enfants. Qui a leurs tours, nous ont fait naître. Merci à toutes mes ancêtres d'avoir pris soins de notre monde. Je m'engage à vous faire honneur et à poursuivre votre quête d'amour bienveillant.
C’est votre arrière-petite-fille, ma fille, qui est la plus chanceuse ; vous m’avez aidé à la faire grandir d’une façon bien particulière. C’est elle qui vous appelait affectueusement Grand-maman casse-tête. Aujourd’hui j’y découvre le double sens. En effet, par votre résistance et votre entêtement, paradoxalement, vous lui avez appris l’acceptation et le lâcher-prise. Comme je l’ai déjà dit, c’est dans les défauts que les êtres se révèlent et nous font cheminer. Vous avez semé en nous des valeurs inestimables qui prennent racines au plus profond de nous, qui se décuplent et se propagent telles des semences laissées au vent. Vous avez accompli bien plus que vous ne l’auriez cru en aimant autant.


Six ans auparavant, j’étais exactement au même endroit. C’est à ma grand-mère paternelle que je rendais un dernier hommage. Sa mémoire n’a jamais fait défaut et c’est ce qui me fascinait chez elle. Une autre femme très inspirante, le pilier de notre famille. Je la remerciais entres autres, de nous avoir enseigné la solidarité, une valeur primordiale pour la pérennité de l’être humain. S’adresser ainsi, pour une dernière fois à l’être cher n’est pas facile. C’est un processus de deuil intense, mais combien bienfaiteur quand on le vit en profondeur.
                                                                                    Une maman qui a maintenant le cœur léger

jeudi 20 décembre 2018

Vive le grand air


Le vent d'hiver est pas toujours clément. Il y a un humoriste qui en voulait a celui qui a créé la chanson  ''vive le vent!'' Quand la température est pas trop intensément sous zéro pourquoi ne pas aller mettre le nez dehors. L’oxygène que ça fourni au cerveau est souvent très bénéfique. Il y a aussi le fait que les enfants sont plus faciles à coucher par la suite.

 Si je pense à mes plus beaux souvenirs, je constate qu'ils se sont tous déroulés en plein air. Du moins, c'est ce qui s'est le mieux inscrit dans ma mémoire. Les abris qu'on fabriquait dans la neige, les randonnées en forêt, aller glisser en crazy carpet ou encore patiner jusqu’à avoir les orteils gelés. Je me souvient d'une sortie d'école ou nous avions tous dormi dans un camps de bûcherons, feu de foyer pour nous tenir au chaud.

 J'aime sortir quelques minutes avec les enfants, même s'il fait assez froid. Parfois il faut les forcer un peu.  Je prends le temps de nous habiller comme des oignons, tsé avec ben des pelures. Il est souvent ardu de les convaincre de rentrer à la maison, finalement. Mon plaisir à notre retour : embrasser les petites joues froides. Ça me ramène définitivement à mes joies d'enfant. 



une maman qui continue d'aimer l'hiver. 

jeudi 13 décembre 2018

Une maison comme chez soi!

Avez-vous déjà visitez une Maison de la Famille? Ces organismes implantées un peu partout au Québec sont des essentiels dans la vie de nombreuses familles. On y fait des activités parents-enfants, on y rencontre d'autres familles, on y échange nos idées, nos connaissances. Dans une Maison de la Famille, on retrouve des animateurs, des gens dévoués, qui ont à cœur le bien-être des familles. Bref, ce sont les nouveaux perrons d'église où se créent nos communautés dans le respect mutuel avec ouverture et un accueil chaleureux. 
À Coaticook, nous avons la chance d'avoir ce petit coin de paradis sur la rue Cutting, tout près de la bibliothèque. Vous entrez dans les locaux du CAB, passez à côté de Mod-Écolo (prenez le temps d'aller y faire un tour pour y trouver des vêtements pour toute la famille), continuez et prenez l'ascenseur (les enfants aiment tellement appuyer sur les boutons!!), arrêtez-vous au 2e étage et voilà! Vous croisez d'abord la halte-garderie où vos petits mousses pourront rencontrer des amis et une éducatrice dévouée. À gauche, il y a le salon Rose-Ange où on peut prendre un café et rencontrer d'autres parents avec qui échanger et parfois une animatrice nous accompagne pour parler d'un sujet. Plus loin, c'est le bureau où s'activent toutes les abeilles ouvrières de cette ruche qui nous offrent un lieu de ressourcement pour les familles. 

C'est tellement un atout pour toutes les familles de la MRC de Coaticook d'avoir ce lieu dédié entièrement à leur bien-être. C'est pour cela que la Maison de la Famille de la MRC de Coaticook cherche à bonifier son offre. Peut-être avez-vous vu passer cet article dans le Progrès qui explique que la Maison de la Famille se cherche une maison? C'est dans le but d'avoir encore plus d'espace et surtout d'offrir un lieu encore plus adapté aux réalités des familles que ce projet est lancé.

Les mamans de la Voix des Parents sommes des adeptes de ce milieu pas juste parce la Maison de la Famille nous accueille et nous offre la halte pour nous permettre de discuter entre adultes pendant nos réunion, mais parce que, pour chacune d'entre nous, ce milieu nous offre un petit refuge quand on en a besoin.
'' Ça m'a aidé à ne pas descendre plus bas et éviter la dépression.''
''C'est plaisant d'être avec d'autres parents et de permettre à ma fille d'avoir des camarades de jeu.''
''C'est ici que je nourris mon besoin d'implication et que j'offre à mon fils un endroit pour socialiser''.
''Ça m'a permis de créer des liens et de réfléchir collectivement à des projets pour les familles de la communauté.''
''Ça m'a permis de sentir que j'avais une famille à mon arrivée dans la MRC.''
Alors, c'est de façon complètement intéressée que nous faisons la promotion de la Maison de la Famille de la MRC de Coaticook et que nous vous encourageons à la fréquenter, mais aussi à être à l'affût pour soutenir cet organisme dans sa recherche de maison et de financement. Si vous suivez notre page facebook (https://www.facebook.com/VoixdesParentsMRCdeCoaticook/) et celle de la Maison de la famille (https://www.facebook.com/MaisondelafamilleCoaticook/), vous verrez des invitations à participer à des initiatives auxquelles vous pourrez prendre part. 

Les mamans de la Voix des Parents fières de leur Maison de la Famille!


jeudi 6 décembre 2018

Lettre à mon enfant

20 novembre 2018
Bonjour Julianne, 
Je t’écris cette lettre alors que tu as deux ans et demi. Depuis ta naissance, tu es mon rayon de soleil. Ton sourire et ta bonne humeur sont contagieux. Tu es très coquine. Tu cherches à nous faire rire par des plaisanteries (cache-cache, bruits de bouches, chatouilles, etc.) Ta sociabilité est sans pareille. Des câlins, tu en donnes à tous ceux qui te croisent. Tu dis bonjour avec une telle joie de vivre que tu fais sourire tes êtres aimés, mais aussi les inconnus. Je te souhaite de rester intègre, car tu as déjà une personnalité si merveilleuse. La vie est belle, mais souvent difficile. Des épreuves, tu en traverseras de toutes sortes. Aie confiance en toi. Prends en main une chose à la fois. Tu es forte. Respecte-toi. Tu es le maître de ton bonheur. Ne laisse personne te blesser physiquement et moralement. Je te souhaite de rencontrer un partenaire de vie aimant, tendre, respectueux. Le bonheur se trouve entre autres. En étant bien avec soi-même; avec un partenaire de vie qui partage tes valeurs; en donnant de l’amour et de l’attention aux autres qui t’entourent; en retournant à la nature qui est la source de la vie; en vivant d’un métier ou d’occupations qui te font sentir bien. Profite des petits bonheurs qui se révèlent si importants. L’argent, c’est secondaire. Il en faut pour répondre aux besoins de bases et pour se gâter un peu, mais il faut aussi faire attention à la surconsommation. On se crée des besoins parfois futiles qui finissent par nous limiter au bout du compte. Il y aurait tellement à dire. La vie est un défi de tous les jours. Je veux te dire que je t’aime profondément et que je souhaite être là pour toi le plus longtemps possible dans la tienne. Je souhaite que nous soyons proches, capable de nous confier, de nous cajoler et de partager plein de moments heureux. Je t’embrasse, je t’aime. Ta maman xoxoxoxx Bisous.





À Marie-Luce de papa 
Écrit le 3 février 1991 
Ma chère petite fille, bonne fête. Aujourd’hui, tu commences ta vie d’adulte, tu as 18 ans. Cette lettre fut écrite pendant que tu avais encore les doigts dans ta bouche. Tu avais 3 ans. En lisant cette lettre, peut-être comprendras-tu un peu mieux la nature de mon amour pour toi. Tu as grandi avec tes frères et sœurs. Vous avez tous été conçus par l’amour entre maman et moi. Je vous aime tous avec le même amour, même si parfois il est présenté différemment. Très jeune, j’ai remarqué ton amour pour tes deux frères malgré que vous vous chicaniez sans cesse. Je ne peux deviner ce que tu es devenue et deviendras. Ce que je sais. C’est que maintenant, tu es une très belle jeune fille qui fait tourner la tête des garçons. Ce que je veux te donner comme éducation parentale c’est d’abord d’être toi-même et d’avoir le contrôle de soi. Ne laisse pas tes impulsions dominer, pense avec ton cœur, il te mènera loin. Tes chums, parfois, je ne les aime probablement pas. Pas tous en tout cas. C’est parce que je sais quels problèmes peuvent t’arriver. Je ne peux vivre ta vie à ta place, mais j’essaie de te guider de mon mieux. Souvent, tu n’écoutais pas papa et maman. La preuve, là voici. Pendant que je laissais pour quelques instants la lettre sur la table, tu es venue dessiner sur celle-ci. Non, je n’étais pas de bonne 
humeur. Mais aujourd’hui, tu en subis un peu les conséquences. C’est ta lettre et tu te dois de lire au travers ton barbouillage. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est pour te dire que peu importe ce que l’on fait, cela aura une influence sur notre vie un jour ou l’autre. Essaie de rester simple et de rechercher l’essentiel. L’essentiel qui est invisible à l’oeil. Cet invisible qui a le pouvoir de faire pleurer de joie et d’amour. Je suis ton père, tu n’y peux rien. Mais je peux aussi être ou bien devenir ton ami. Je trouve que bien souvent, l’amitié c’est plus fort que la famille. Il y a tant de discordes familiales. Mais regarde ce qu'est l’amitié, la vraie. Moi et Guy Vaillancourt, le parrain de baptême de ton frère, nous sommes amis depuis l’âge de 5 ans et rien ne pourrait briser cette amitié, pas même la mort, la guerre ou la désolation. Combien as-tu de véritables amis? Tu pourras toujours compter sur moi. Je souhaite sincèrement que tu puisses me parler de tes joies, de tes peines, et de tes problèmes comme un confident. Je crains ce jour ou je te laisserai partir de la maison. Tu me manqueras. Mais je le ferai, larme à l’œil et te souhaiterai d’être heureuse avec ton époux. S.V.P., ce jour-là demande-moi ma bénédiction et parle-moi de l’amour que tu as pour ton fiancé. Ton père qui t’aime chère Marie-Luce.

jeudi 29 novembre 2018

Les enfants deviennent-ils ingrats?


Comme tout parent, je réfléchis souvent aux différences qui se créent entre les générations. Nos parents qui marchaient des milles pour se rendre à l’école et qui mettaient les pantalons usés par leurs 12 frères et sœurs (avec de l’eau dans’ cave) et qui étaient ô combien reconnaissants de recevoir une orange pour Noël!
Si nos parents ont pris le temps (bien plus d’une fois) de nous ressasser ces détails, c’était sans aucun doute pour nous sensibiliser, nous faire prendre conscience de notre chance. Personnellement, je pense pouvoir dire que j’ai eu une enfance de rêve. Même si je n’ai manqué de rien, je me souviens avoir dû user de patience pour obtenir un objet convoité. Par exemple, si comme tout le monde (pour être originale) je voulais éperdument la nouvelle paire de 301 (best shoes ever des années 90), je devais attendre ma fête ou Noël. Bref, quand le saint Graal débarquait enfin d’une boîte cadeau, il était grandement apprécié, pour ne pas dire adulé!

Et je me retrouve à ressasser ce genre de détails à mes propres enfants, en leur disant à quel point ils manquent de reconnaissance. Ce qui m’amène à me poser des questions sur le pourquoi. Pourquoi les enfants ont-ils moins de difficulté à nommer leurs besoins (beaucoup plus nombreux)? Nous, parents, sommes-nous plus mous? Avons-nous compensé quelques manques de temps par du matériel? Sommes-nous en train de créer des gens qui auront des valeurs complètement différentes?

Certains pensent que la génération d’enfants-rois sera la mieux placée pour changer le monde. À défaut de ne plus voir la pertinence d’obtenir du matériel (puisque l’ayant toujours eu), ils auront des objectifs tout autres, comme environnementaux et politiques. Cette génération qui a beaucoup de difficulté à digérer le refus sera très exigeante et saura débattre ses points de vue.
Les enfants croulent sous les cadeaux lorsque vient le temps des fêtes et de leur anniversaire, ils sont inscrits à plusieurs activités pour développer leur plein potentiel. Les critères de beauté et de mode sont toujours plus exigeants (et imposent un certain standard avec l’école). Plus facilement qu’avant, on peut sortir du lot et être étiqueté comme quelqu'un qui vient d’une famille pauvre. C’est maintenant presque une « tradition» d’offrir des cadeaux aux invités d’une fête d’anniversaire. Cette demande de performance, avec des exigences toujours plus hautes sont-elles en train de nous faire passer à côté de ce qui compte vraiment?

Quels sont vos trucs pour sensibiliser vos jeunes, pour essayer de ne pas éduquer des enfants qui n’arrivent plus à s’émerveiller et à être reconnaissants de ce qu’ils ont? Nous vous invitons à partager vos points de vue, vos astuces ou tout simplement vos petites histoires sur la page Facebook de La voix des parents.

Par Karine Roby, accompagnatrice de milieu

jeudi 22 novembre 2018

Surconsommation


Un sujet d’actualité des temps qui courent, la SURCONSOMATION, les déchets dans les océans, le climat qui réchauffe…

Dans cette ère de la surconsommation, où tout est facile et tout est suremballé, où le prêt à manger est là, facilement accessible, où vous situez-vous?

Êtes-vous du type ça me dérange pas, j’essaie de faire attention, je veux en faire plus….

Il y a de belles inventions qui ont, et qui sont développées pour nous aider, mais à quel prix?
Ses usines qui nous suremballent tout. Si on recule il n’y a pas si loin, dans le temps de nos grand-parents, ils se débrouillaient tout de même bien.

Nous avons toute nos petites et grandes familles, est-ce possible avec des enfants?


Oui. Il suffit simplement de changer certaines de nos habitudes, une à la fois et tout deviendra monnaie courante dans notre vie et nous pourrons dire : j’ai fait quelque chose pour notre belle planète.

Je ne suis pas la pro du 0 déchet, loin de là, plusieurs personnes seraient mieux placées pour vous en parler. Toutefois, l’idée m'est venue en voyant tous ses reportages qui voguent sur le net, sur les amas de déchets dans les océans, les poissons pris dans des sacs de plastique, le réchauffement de la planète, ces messages qui nous avertissent d'apporter des changements tout de suite car nos descendants ne connaitront peut-être que la fin de notre planète comme nous la connaissons, verte et équilibré. Mais il y a un début à tout.

Je me permets donc de vous partager les trucs que je fais et que je commencerai bientôt, peut-être que cela pourra vous aider.

J’ai toujours recyclé et fait attention de jeter mes déchets aux bons endroits. Essayer de ne pas laisser l’eau couler trop longtemps, éteindre les lumières quand je ne suis plus dans une pièce, (je n’y suis plus donc ça ne me sert à rien qu’elle soit allumée.) Les sacs réutilisables pour les emplettes (oui, parfois pour certain magasinage je les oublie, mais j’ai remédié à la situation il n’y a pas longtemps en en mettant un dans mon sac à main, ainsi je n’ai plus d’excuse). Pour les guenilles, j’utilise nos vieux morceaux de linge (les troués là!) que je coupe en format désiré. Je fais un jardin,(ici s’il n’est pas possible pour vous, il y a les paniers de légume locaux, de bons produits frais directement des producteurs, on est plus que choyé dans notre belle région car on a du choix et il y a aussi plusieurs jardins communautaires).

Ensuite est venu l’arrivée des enfants, toute ces choses déjà acquises je les ai maintenues, et j’ai fait des choix comme utiliser les couches lavables (le plus que j’ai pu, mais pour certains enfants ça ne fonctionne pas, peau trop sensible et qui était préférable les jetables, mais bon j’en ai profité pour troqué les lingettes par des débarbouillettes. Et si vous n’êtes pas déjà au courant, certaines municipalités donnent un certain remboursement à l’achat d’un kit de couches, ça vos la peine, informez-vous). J’ai allaité mes bébés et j’utilise du linge et des jeux donnés (ça je crois que ce point est facile à gagner 😊 : Lors des fêtes d’enfants, depuis peu, au lieu d’utiliser la vaisselle de plastique j’utilise la compostable, (oui un peu plus cher, mais j’aime mieux pour l’environnement).


Ensuite s’installe tranquillement d’autres changements, après les sacs réutilisables pour l’épicerie complète, j’utiliserais sous peu des sacs réutilisables pour les légumes, j’ai hâte de les avoir. Je ne suis plus capable d’utiliser les sacs qu’il y a à l’épicerie, quel gaspillage et quel pollution, je les regarde maintenant presqu’avec dégout, c’est pour dire qu’en peu de temps on est capable de changer quand on veut changer une chose. J’aimerais être capable d’utiliser les aliments en vrac, par contre je vais avoir du travail à faire car avec des allergies dans la maisonnée ça ne sera pas évident, mais je vais faire ce que je peux. En consommant les aliments en vrac cela réduit de beaucoup les déchets, s’il y a bien une place que ça peu aider à diminuer la surconsommation, c’est là. (Quand je vois mon bac de récupération, il y a du travail à faire.) Je pense aussi à me faire des essuie-tout réutilisables. Pour l’instant c’est ce que je sais que je veux changer dans ma maisonnée.

Je pourrais énumérer encore tout plein de choses pour vous donner des idées, certes, mais il y a plein de beaux sites qui en parlent, donc je vais vous laisser aller fouiner un peu pour que vous trouviez ce qui vous accroche, en allant fouiner c’est une première étape vers le changement. Dites-vous que Rome ne sais pas bâtie en une seule journée 😉
On change une chose à la fois, c’est le secret.
Peut-être avez-vous apporté déjà plusieurs changements, peut-être êtes-vous dans un début de processus. Si c’est le cas, on veut vous lire, qu’avez-vous fait ou ferez-vous comme changement pour aider notre planète.
Peut-être que suite à cette lecture vous vous dites : « Eille, j’essaie ça.. »
je vous mets au défi cette semaine de faire un changement. Allez! vous n’êtes pas game..

maman en mode consommation responsable

La planète commence à ne plus aller faisons tous des changements pour aider nos enfants, petits-enfants à vivre comme nous sur une belle planète et avec NOS changements de consommateur, les grandes entreprises comprendront peut-être qu’ils doivent absolument faire des changements eux aussi…. Je le souhaite.