jeudi 3 mai 2018

Les petits caractères

Encore une fois je me suis laissée emporter. Encore une fois, j’ai hurlé ou je me suis laissée embarquer dans une discussion sans but autre que celui de me perdre dans une négociation sans fin! Je le vois qui monte dans l’autobus et une larme coule sur ma joue.


Encore une fois j’ai perdu patience parce que j’ai dû répéter 6, 7, 8 fois… une de trop, car le 9e
rappel, je l’ai fait en criant. Lui pleure et moi je soupire en allant faire une brassée de lavage.


Encore une fois, j’ai voulu les culpabiliser à table de leur manque de reconnaissance face à
tous mes efforts culinaires pour qu’ils aient droit à tous les nutriments nécessaires à leur
développement. J’ai été sarcastique et je leur ai lancé que j’étais tannée qu’ils ne voient
pas que, tout ce que je fais, c’est parce que je les aime… J’ai dit tout haut ce qui me sert
le coeur à chacun de leurs reproches… que je suis sensée ne pas prendre personnel.


Mais au final, ce n’est pas à eux que j’en veux c’est à moi… Je me sens coupable! Coupable
de ne pas avoir su garder mon calme, coupable de faire ce que je m’étais jurée de ne jamais
faire avec mes enfants… coupable de ne pas me sentir la mère que je voudrais être.




Je fais toujours la blague que je n’ai jamais lu les petits caractères en bas de la page du
contrat de parent que j’ai signé lors de la conception de mon premier. Je ris… jaune, mais
je ris. Pourquoi, je ne me sens pas juste normale d’avoir sauté une coche? Pourquoi je ne
passe pas à autre chose tout de suite après comme le fait si bien mon chum? Pourquoi je
n’arrive pas à en parler avec mes amies et autour de moi en exprimant véritablement ce
que je ressens? Je préfère faire une blague, je dédramatise, je suis même capable de
réconforter une autre maman qui me raconte qu’elle vit les mêmes choses, mais moi…
en silence, je culpabilise.


Quand en tant que société s’est-on obligé à la perfection en tant que mère? On est très
bonnes pour clouer au pilori tout parent qui fait la manchette pour avoir maltraité son
enfant, donc on ne veut pas être la prochaine à se faire pointer du doigt. Pourtant je n’ai
que levé le ton… oui mais peut-être que le parent dont on parle dans les journaux a
commencé par juste lever le ton?





Au fond, que disent vraiment ces petits caractères? Que je vais culpabiliser toute ma vie…
oui, mais pas parce que je suis une mauvaise mère. Parce que je vais douter à tout
moment, je vais me remettre en question, je vais demander le meilleur de moi-même pour
le donner à mes enfants… parce que, en fait, c’est ce que je fais tous les jours. Et en
faisant cela, je ne serai probablement pas le prochain parent qui fera la manchette. Je l’espère...


Ah tiens! En lisant plus en détail, je remarque qu’il y a une autre ligne aux petits caractères:
Peut-être que tu culpabiliseras et tu douteras toute ta vie de mère, mais saches que tu en
récolteras la plus belle des récompenses: l’amour et l’épanouissement de ces petites créations
que tu as faites.

Maman qui s’est acheté une loupe

jeudi 26 avril 2018

devoirs, devoirs, devoirs...

Me semble qu’ils reviennent souvent. En un claquement de doigts ils reviennent, tel un tour de magie, on
dirait que c’est tout ce qu’on fait quand on voit nos enfants. (Sauf la fin de semaine bien sûre, quoi que
certain doivent faire leurs devoirs la fin de semaine puisque dans la semaine pour certains enfants ça ne
fonctionne pas pour toutes sortes de raisons)

Il y a quelques mois déjà, j’ai lu un article qui mentionnais que quelques écoles ne donnent pas de
devoir jugeant que les enfants avaient assez de leur journée. Que le soir à la maison ils pouvaient faire
ce qu’ils voulaient, jouer à l’extérieur, faire du dessin, ou toute autre chose pour leur plaisir.  J’ai beau-
coup aimé cette pensée, ça allègerait les soirées où la routine qui peut parfois moins bien aller. Et oui,
ce n’est pas toujours facile, parfois notre progéniture ne veut pas faire ses devoirs, une trop grosse
journée, besoin de relaxer, de décompresser, de jouer, même si nous leur proposons de changer un peu
la routine et les faire à un autre moment, ils ne veulent pas ce soir-là, ça ne fonctionne pas. Si nous
voulons qu’il les fasse, nous devons user de tact ou nous les ferons le lendemain.  (Oui mais,,, là il va
en avoir plus à faire… oui mais demain on ne peut pas il a son cours de karaté….) Nous devons trou-
ver les bons arguments parfois pour qu’ils se fassent, ces fameux de devoirs.

Parfois c’est plus long, les enseignants disent que la normale serait 10 minutes pour la 1ère année, 20
minutes pour la 2e année et ainsi de suite..  Mais, je me pose toujours la question, est-ce seulement les
devoirs ou les leçons sont incluses? Car si c’est juste les devoirs ok, je crois que ça va dans le temps,
mais avec les leçons et dictées on déborde de ça. Et là c’est multiplié par le nombre d’enfants à l’école,
surtout quand ils sont dans le début du primaire et qu’ils ont plus besoin de nous.
Normalement chez nous, ils les font après la collation du retour d’école.
Lors du soir du cours de karaté, j’ai décidé qu’il n’en ferait pas. Nous revenons c’est l’heure du souper
et après la routine de soirée embarque. Je suis tout de même chanceuse, il n’a pas trop de difficulté
pour ses dictées et devoirs ça aide, parfois c’est les chiffres les maths que je n’arrive pas à faire, alors
dans les activités de la fin de semaine j’essaie de les travailler un peu mais en jeu (combien d’oiseau
tu vois?  Combien viennent de partir? Donc il en reste… On fait un gâteau. Yes les maths, quoi de plus
facile dans une recette, tout y est!

Et vous, c’est quoi votre routine de devoirs? En revenant de l’école? Après souper? La fin de semaine?
Le matin? Car oui, certains ça fonctionnent mieux le matin, il suffit de trouver le moment qui nous
convient le mieux et qui leur convient le mieux.  Et avez-vous beaucoup de difficultés à faire faire les
devoirs?

On ne lâche pas, la fin de l’année arrive.



lundi 23 avril 2018

Saison sans fin


Les pantalons de neige, pantalons de nylon, le manteau d’hiver, le manteau de printemps, les tuques, les mitaines en triple de 2-3 saisons, les bottes d’hiver, les bottes de printemps… 

Je crois que nos entrées ressemblent toutes à de gros bordels ces temps-ci.

Les panoplies de linges pour une saison qui ne finit plus de finir ou une qui ne veut pas commencer. Dame nature va bien finir par se fixer et nous donner de belles journées et oublier l’hiver. Nos plantes commencent à se réveiller, il ne manque que le soleil pour les faire pousser et nous donner les belles couleurs du printemps.

Jusqu’à présent l’hiver ne me dérangeait pas, mais là ce matin j’ai hâte de retrouver mon entrée allégée, allégée de ce surplus de pelure pour affronter ces caprices de dame nature. Hâte de pouvoir aller profiter de l’extérieur sans avoir à monter sur ma butte de neige (car oui, chez moi il me reste une grosse butte de neige).

Mais bon, en attendant, je vais finir mon ménage de printemps pour être prête le jour que la belle saison s’éveillera de nouveau.


Je vais de ce pas laver mon manteau d’hiver, peut-être que ça aidera à faire venir le beau temps…


Maman qui rêve de son entrée

jeudi 5 avril 2018

Je veux 4 enfants

Je veux 4 enfants! Ça toujours été clair dans ma tête. Quand je suis tombée enceinte de ma
première à 19 ans, j’en ai parlé au papa et je me suis assuré que ce soit clair pour lui aussi.
À 27 ans, j’avais mes 2 filles et mes 2 garçons, ma famille étaient terminée, mon chum a
subit une vasectomie pour faire sûr que ça reste comme ça.




Dans la dernière année, j’ai débuté des démarches pour devenir famille d’accueil. Je croyais
vraiment qu’on avait la place, la patience et la stabilité pour offrir un bon milieu à des enfants
qui en ont grandement besoin. On en a longuement parlé en couple et en famille. On a fait le
tour de la question et des scénarios possibles. On en est venu à la conclusion qu’on n’est pas
nécessairement rendu là encore, peut-être dans quelques années…


En janvier cette année, après 2 ans de deuil de mon chien, je me suis enfin senti prête à
accueillir un petit bébé poilu dans notre famille. On a donc été en famille en Beauce, chercher
notre petite fille d’amour!! Elle GRANDIT (trop vite!!) et s’épanouit avec nous depuis ce
temps-là. Elle nous comble et on l’adore vraiment! Une boule de poil parfaite pour compléter
notre famille de maintenant 7!




Aujourd’hui j’ai 30 ans et il faut que j’arrête de me mentir… Je veux d’autres bébés!!!!!!! Je
capote je dois être cinglée, il doit me manquer des gènes de bon sens. Pourtant je suis très
heureuse et super occupée avec ma belle marmaille. Je pense que mon horloge biologique
n’est pas encore au courant…. Mon corps a 30 ans et est en plein dans son pic hormonal de
procréation. Le pire c’est que je ne serais pas contre de l’écouter… Je ne cadre déjà pas
dans la société d’aujourd’hui, alors pourquoi ne pas y aller à fond et avoir 10-12 petits
monstres!! Haha!

Maman full hormones

vendredi 30 mars 2018

Libérée, délivrée!!

“Oupela”, quand je vois un magazine “les chroniques d’une mère indigne” je me dis “oups”… je pourrais me considérer comme telle! Mais non, me voilà prête à travailler, et à laisser mon enfant chez une gardienne!
Et je me sens comme libérée, délivrée…

Tant pour mon enfant que pour moi, il me semble bon de laisser mon petit poussin prendre son envol. 
Âgée de 9 mois, ma louloute va pouvoir se développer dans un autre milieu. Et moi, je vais pouvoir 
reprendre le travail!
Moralement, avant ses 9 mois, je ne me sentais pas prête à laisser mon bébé à une autre personne. Pendant
ma grossesse, j’avais entendu dire qu’après accouchement, le neuvième mois de bébé est comme un 
second accouchement. Dur à imaginer au fil des mois, mais maintenant je peux l’admettre, mon second 
accouchement a bien lieu!
Alors je suis heureuse de pouvoir reprendre un rythme de vie comme avant, pouvoir travailler, m’épanouir
professionnellement et maintenant… dans mon rôle de maman.
Ces neufs premier mois ont été plein de découvertes, de changements, autour de bébé. Et j’ai besoin, je le 
sens, de découvrir, et de m'établir, une carrière professionnelle.
Voilà quelques heures que ma louloute est chez la nourrice, et j'essaie d’occuper mon temps pour ne pas 
courir la voir. Et puis du temps, j’en avais bien besoin! Tellement de chose à faire!!! À droite, à gauche, 
sans enfant il est tellement plus simple de se déplacer.
Et en écrivant ça, j’hésite… wahooo je suis entourée de mamans ayant plusieurs enfants, quatre ou plus… 
et wahoo respect!
Enfin voilà... il y a deux mois je n'aurais pas été prête à laisser mon enfant, aujourd'hui oui je le suis, et 
j’en ai besoin!

Maman en manque de ses escarpins, son sac à main et bientôt de son petit bambin.

jeudi 15 mars 2018

Maman, je ne t'aime plus!

¨Maman, je ne t’aime plus!!!’’
Quand ton enfant te dit ces mots pour la première fois, c’est comme un coup de poignard. Déjà, qu’en tant
que maman tu t’efforces à tous les jours de faire du mieux que tu peux avec eux. Que souvent tu ne te
trouves pas à la hauteur, qu’il y a tellement de choses que tu pourrais mieux faire… ton enfant vient
confirmer, en te disant ces mots, que tu n’es pas à la hauteur…  
La première fois que mon fils m’a dit ça, ça m’a tellement fait de peine… une fois les enfants couchés,
je n’ai fait que me rappeler ces mots et je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser, de pleurer… il me
confirmait que je n’étais pas la hauteur, que je n’étais pas une bonne maman puisqu’il ne m’aimait plus…
 

Le lendemain, tout est redevenu à la normal. ‘’Je t’aime maman’’ avec de gros câlins et un beau ‘’bonne
journée maman’’ Je me suis donc assise et je me suis mise à réfléchir au moment où mon fils m’avait dit
qu’il ne m’aimait plus. Je venais de le réprimander sur quelque chose, il était donc simplement fâché
contre moi, ce qui était tout à fait normal puisqu’il se faisait chicaner, et c’était sa façon à lui de me dire
qu’il était fâché. Et je me suis également rappelée, que moi aussi, j’ai déjà dit ces paroles à ma mère
parce que j’étais simplement fâchée contre elle. Du coup, maintenant, lorsqu’un de mes enfants me dit
qu’il ne m’aime plus, ça ne m’affecte plus. Et quand ils me disent ça, je leur réponds tout doucement :
‘’et bien moi, je t’aime quand même et je vais toujours t’aimer’’  
Alors quand votre enfant vous dira pour la première fois qu’il ne vous aime plus, ne le prenez pas mal.
C’est simplement sa façon à lui de vous dire qu’il est fâché ou en désaccord avec vous ;)  
Une maman qui malgré ce que ses enfants peuvent lui dire, va toujours les aimer!!!  

jeudi 1 mars 2018

La parentalité quand on ne l'a pas encore vécue...


Lorsque je pense à la parentalité, il me vient plein de questions à ce sujet. Je me pose la question à savoir si je serai en mesure d’être une bonne maman. Si je vais avoir la patience pour intervenir avec mon enfant. Si je vais avoir toutes les capacités pour répondre à tous les besoins d’un enfant. Est-ce que je vais toujours rester avec le père? Ces temps-ci, je passe beaucoup de temps avec des mamans qui sont toutes différentes, qui sont toutes uniques dans leur manière d’être une maman. Dans les locaux, il y a des échanges à propos de leur vécu de maman qui leur permet une entraide entre elles. Je trouve cela beau de voir des échanges qui se déroulent dans le respect. Ainsi que de voir le bien que les rencontres peuvent amener à ces parents. 
J’apprends énormément sur le rôle d’être un parent. Est-ce que cela est positif ou négatif? Je crois que cela me donne le goût d’avoir des enfants lorsque le temps sera venu. Je crois que c’est normal d’avoir des questionnements, mais que lorsqu’il y a trop de questionnements c’est possible de passer à côté de quelque chose de merveilleux. Aussi, je crois qu’il n’y a jamais de moment idéal et que c’est impossible de savoir ce que l’avenir nous réserve. Je crois qu’il faut que j’arrête de penseà être parfaite dans tout ce que j’entreprends et juste être comme je suis avec mes qualités et mes défauts et d’arrêter de vouloir tout réussir du premier coup. De plus, je pensais que si j’avais des enfants avec un gars et que je me séparais, cela serait un échec, car mes parents sont toujours ensemble et amoureux. En côtoyant différentes personnes avec des vécus différents, je me suis rendu compte que ce n’est pas un échec. Mais c’est d’accepter le fait que deux personnes ne sont plus rendues à la même place, qu’ils ne sont plus amoureux et n’ont plus la même vision du futur. Donc, je les trouve bons de se respecter et de respecter l’autre. Chaque évènement dans une vie que ce soit heureux ou malheureux peut amener quelque chose de positif si on l’accepte et que l’on est prêt à le voir. Je suis en train de modifier mes pensées et ma manière d’agir. Ce qui m’amène à changer ma vision d’être parent, je désire pouvoir partager ma vie, mon savoir, mon amour, des rires, mes valeurs, mes intérêts, mon temps à un ou à des enfants. En plus, je me pose la question à savoir si je serai prête à être une maman à la maison. Mes parents ont fait le choix de nous avoir gardés à la maison jusqu’à la rentrée scolaire. 
Lorsque j’étais petite, je me disais que j’étais pour avoir une famille et rester à la maison pour m’en occuper, mais je me disais que de nos jours ce n’était plus possible. Je me suis rendu compte que c’était possible en côtoyant plusieurs familles dont un des parents reste à la maison. Donc, cela me trotte dans la tête. Je ne crois pas avoir une grosse famille, comme les familles que je côtoie, je peux vous dire que je les admire d’avoir autant d’activité et d’avoir avec eux leurs enfants. En les regardant, cela à l’air bien simple. Mais je me doute que cela ne doit pas toujours être de tout repos.


Peut-être une future maman !!!