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jeudi 11 octobre 2018

Le lavage

8h42 Ting, ting, ting, ting! Ma laveuse me chante que la brassée est prête. 8h43 Je met le linge dans le panier (je suis hot et à mon affaire !!) 8h44 Je me rend compte que mon autre brassée est toujours sur la corde et que je n’ai toujours pas acheté un deuxième panier… Il faut encore que je me démerde pour entrer le linge sec petit à petit dans mes bras… 8h47 Un cri retenti! Viens me n’essuyer !!!!!! Sur mon chemin de retour, je pile sur un lego… je ramasse les 36 000 legos sur le plancher de ma cuisine! J’averti mon plus jeune d’être doux avec les minous. 9h06 Ouf! Commence à accrocher le tout! 9h10 Tu me niaises !! Un hurlement de mort ! Je me précipite à l’intérieur, dans ma tête je m’imagine déjà un enfant qui gît sur le sol dans sa mare de sang… Je revois mon plan d’urgence et mon cours de premiers soins en montant les escaliers 2 à 2. En arrivant en haut, je trouve ma grande qui a pris l’hélicoptère du troisième…. That’s it! Toute cette frayeur pour un hélicoptère! Console le 4 ans en ne comprenant pas exactement pourquoi je prends le temps de le consoler… Men… un hélicoptère! On en a 22 des hélicoptères ! 9h21 Continue les vêtements en rageant un peu… 9h23 Mmmmmaaaaaammmmmmaaaaaaannnnnnn! Est-ce que je peux avoir une collation? Remonte à la cuisine, coupe des pommes et des kiwis. Je mange avec mes enfants, en pliant la brassée que je viens de décrocher. En allant porter le tout dans les chambres, je décide d’enlever les draps pour laver les lits tant qu’à être parti! 9h40 Ha oui c’est vrai! Ma brassée! 9h46 Fini! C’est une réussite! Reste plus qu’au soleil à faire sa job, on passe à d’autre chose! 9h48 Ting, ting, ting, ting! Ma laveuse me chante que la brassée est DÉJÀ prête….
Le soir, mon chum me demande ce que j’ai fait de ma journée et souvent je lui réponds du lavage… HAHAHA! Sa face qui dit JUSTE du lavage… Lui il pense que je n’ai rien fait de ma journée et moi je suis brûlée. Mon cerveau d’écureuil hyperactif et moi, on irait se coucher avec les enfants! Avec 6 personnes à la maison, du linge sale on en a des montagnes! C’est l’automne maintenant, c’est beau, les couleurs, l’Halloween, la pluie… LA PLUIE! Savez vous combien de jour ça prend pour sécher des vêtements accrochés sous la pluie? Des fois, plus d’une semaine! Et oui ! je les laisse là tant qu’ils ne sont pas secs. Ça me fait une petite vacance!















Ma laveuse chante, pas le temps pour un pseudonyme!

jeudi 4 octobre 2018

J'ai la tête en passoire...

Pourquoi c'est toujours quand on arrive à mettre enfin la tête sur l'oreiller, après avoir somnolé toute l'heure du souper, du bain et de l'histoire, quand enfin on peut se lancer dans les bras de Morphée, POURQUOI est-ce à ce moment que notre cerveau décide de redevenir actif??

Pourquoi la nature n'a pas doté les mères (et les pères parce que eux souvent sont capables de s'endormir comme des bûches malgré la quantité de vaisselle laissée sur le comptoir et la 25e brassée de linge non-pliée) d'un cerveau comme celui des oiseaux. Non non, pas d'une cervelle d'oiseau rendant la vie facile aux simples d'esprit, un cerveau d'oiseau. Savez-vous que ces chers volatiles dorment tout en étant éveillés? Oui oui! Alors qu'ils ont à manœuvrer de rester sur leur branche, de veiller sur leurs petits, de surveiller les prédateurs et autres dangers, ils endorment un côté de leur cerveau et veillent de l'autre.

Est-ce que c'est nous qui se mettons trop de pression? Probablement, mais comment changer 3 millions d'années d'évolution? En refusant de se laisser envahir par des pensées qui changent notre cerveau en passoire.. Simple?


Vous, comment gérez-vous votre charge mentale?

-Êtes-vous du genre à demander qu'on vous rappelle la veille pour confirmer vos rendez-vous et ceux de votre famille? Une chose de moins à penser!

-Laisser les enfants en charge de choisir leurs vêtements et même ne pas les ranger pour eux, leur laisser accessible dans le panier à linge.

-Êtes-vous adepte des listes? Que c'est pratique! Ça sert à tout le monde! Tout le monde de la maison peut la voir... et c'est tellement plaisant de rayer les choses qui s'exécutent l'une après l'autre.

-Profitez d'une pose en organisant des repas où tout le monde prépare son assiette: sandwiches, pizza personnalisées, tacos, fondues et trempettes...


-Laisser des tâches à notre douce moitié... et cela implique de lui mentionner qu'on lui laisse ces tâches, car elle ne les remarque peut-être pas ou plutôt elle ne remarque pas notre besoin de partager ces tâches. 

Avez-vous déjà pris le temps de discuter avec votre conjoint de cette réalité? Avez-vous pris le temps de vous ouvrir sur la place que prend votre charge mentale féminine?

On veut connaître vos trucs et astuces!

Des futures mamans oiseaux

mercredi 5 septembre 2018

Ha! les allergies!


Allergies par-ci, Allergies par là..
Allergies aux noix, soya, poissons, lait, œufs, épices, carottes, cèleri, pommes, fraises, gluten, arachides …..
Je pourrais en énumérer encore et encore et encore. Les allergies font partie de notre société d’aujourd’hui. On en entend parler partout.
-Pourquoi pas envoyer d’amandes?
-Pourquoi ils interdisent les graines de tournesol?
-Eille moi leur protocole je m’en balance, je vais en envoyez pareil des amandes, ils ne le sauront pas…


En ce début des classes, voilà un texte que j’écris pour vous aider chers parents n’ayant pas d’allergie dans votre maisonnée, à comprendre et réfléchir sur pourquoi l’école demande de ne pas envoyer certains aliments, peut-être serez-vous plus compréhensibles… 
 


Vous reconnaissez ce symbole?



Même si vous n’êtes pas allergique vous le reconnaissez.      (Ne contient pas d’arachides)
Il y a quelques années nous ne connaissions seulement que cette allergie, celle aux arachides. L’industrie de la nourriture a adhéré à ce programme pour bien identifier cet aliment dans ses produits afin d’aider les personnes souffrant de cette allergie à repérer rapidement s’ils peuvent ou non utiliser ce produit. 

Vivre avec une allergie ce n’est pas simple, imaginez quand on augmente le nombre à 2-4-8-15… allergies. Oui-Oui, je ne vous mens pas ici en vous disant 15 allergies, certaines personnes en ont bien plus que ça même (et cela comprend simplement les allergies alimentaires là!)
Ce n’est pas simple du tout. Tout doit être vérifier minutieusement sur les emballages (prendre le temps à l’épicerie de lire toute la liste d’ingrédients un à un pour s’assurer qu’il n’y a pas d’allergène). Pour les arachides, comme je disais plus haut c’est rendu plus simple avec le logo sur les boîtes, mais imaginez-vous qu’un œuf dans une liste d’ingrédient ça ne s’appelle pas simplement œuf, bin non! 
On peut lire "albumine", "ovoglobuline", pour n’en nommer que deux, car la liste est très longue. Pour le lait: "bêta-lactoglobuline", "caséinate", et ce ne sont là aussi que deux de la longue liste de mots qui peuvent cacher le lait. 
On doit vérifier lorsqu’on est en visite ou au restaurant (ça c’est si on y va, c’est déjà compliqué, sans parler des contaminations croisées. Qu’est-ce que c’est ça?  C’est un aliment allergène comme des œufs ou simplement de la mayo qui aurait touché tes frites si le cuisinier n’a pas changé de gants ou lavé ses mains, ou s’il a coupé un sandwich avec de la mayo et qu’il coupe le tien avec ce même couteau, celui-ci laisse un petit dépôt sur ta nourriture, c’est la contamination croisée tu manges ton repas et bam! Tu ne te sens pas bien c’est la réaction allergique qui commence (on en parlera plus loin).

Tranche de vie réelle : Il m'est déjà arrivé d’entrer dans une épicerie et vouloir en ressortir aussitôt. Pourquoi?
Une crise de panique, ne plus être capable de regarder les listes d’ingrédients et de toujours se buter à quelque chose qu’on ne peut pas prendre. Quelque fois ça va, mais un moment donné quand tout contient les allergènes que tu ne peux pas acheter, c’est ce que ça donne.

Donc nous faisons tout maison, (non non, on ne peut pas se dépanner avec du déjà tout fait) nous reprenons seulement les produits que nous connaissons sécuritaires mais encore là nous devons vérifiez de temps à autre car certaines compagnies changent leur recette sans l’annoncer.

Maintenant que j'ai fait un survol de certaines réalités de personne allergiques, si nous parlions de la réaction allergique elle-même. Ça commence tout bonnement ou tout d’un coup…

Sensation de picotement dans la bouche,

Yeux qui gonflent,
Gorge qui sert,
Étouffement, plus d’air qui passe, Au secours, à l’aide….
Épipen…  Ambulance… Hôpital
Voilà ce qui vient de se passer, si on est chanceux on est encore vivant, mais la sensation n’est pas agréable du tout. On est pour quelques heures voire quelques journées après une réaction tel l’anaphylaxie, à s’en remettre, c’est épuisant et passer près de mourir ce n’est pas agréable du tout.


Moi c’est mon garçon qui a des allergies.
(tous dans la catégorie des allergies prioritaires)

C’est pour lui que je fais tout cela. Que je prend le temps de m’assurer que tout est sécuritaire pour lui. Oui même s’il est allergique j’ai de ses allergènes dans ma maison car les autres enfants doivent en manger pour ne pas développer d’allergies, (soit dit en passant certains préfèrent tout sortir de leurs maisons, c’est un choix). Par contre, ne vous avisez pas de venir manger des arachides ou une toast au beurre de peanuts chez nous car j’ai un protocole très stricte, très sévère, elles ne passent pas la porte avec des invités. L’endroit le plus sécuritaire pour mon garçon est chez moi, car je sais tout ce qui a eu sur le comptoir, les contaminations croisées, il n’y en a pas. Lorsque qu’est venu le temps de l’envoyer à l’école (il était à la maison avant cela), ça été tout une organisation et tout un stress, un stress qui ne part pas, c’est comme un nuage gris au-dessus de nos têtes qui reste en permanence, quand je vois sur l’afficheur le numéro de téléphone de l’école, mon cœur débat, tout de suite je me dis : « ça y'est, il a fait une réaction allergique, je vais devoir aller à l’hôpital. » À toutes les fois c’est ce que je pense, j’essaie de me raisonner mais c’est plus fort que moi. Finalement, ça n’a jamais été ça jusqu’à présent, mais…. Si ça arrive…? Jusqu’à présent nous avons été chanceux, il n’a eu que de mini réactions, ce que j’entends par mini c’est de l’urticaire, il n’a jamais fait de choc anaphylaxique, j’espère qu’il n'en aura jamais. 

Pour cela, je compte sur vous. Oui, car vous avez une part de responsabilité dans tout ça. En continuant de suivre les recommandations de l’école quand ils demandent de ne pas envoyer d’arachides, de noix ou autres aliments, en ne faisant pas exprès, quand vous connaissez les allergènes pour en donner à votre enfants assis tout juste à côté de lui a une sortie, t’sé les bonnes barres tendres aux beurres d’arachides, (mmm ça serait bon ça, ça fait longtemps). Cette barre que votre enfant aura partout sur ses mains et qu'il étendra sur les chaises et tables juste à côté. Car c’est pour le bien de votre petit voisin qui a sa vie qui ne tient qu’au bout d’une ficelle contrairement à vous qui êtes chanceux qui avez une vie sans le gros nuage gris des allergies au-dessus de vos têtes.

Je vous dis donc, avec ce que je vous mentionnais plus haut, avec la liste d’épicerie et la demande de l’école, moi aussi je dois me conformer aux demandes de l’école. Si vous trouvez que ce n’est pas simple pour vous, imaginez-vous quand notre enfant a déjà des restrictions net qu'il faut ajouter des allergènes supplémentaires qui diminue davantage les choix possible pour lui! C’est un casse-tête à tous les matins. Et je ne peux pas me dire, « Ha bin, aujourd’hui tu mangeras à la café » pour me dépanner.  

Donc avant de dire: "c’est la faute aux allergiques", dites-vous donc que vous êtes chanceux de ne pas être allergique, de pouvoir manger tout ce que vous voulez et respecter les demandes de l’école pour avoir l’esprit tranquille et pas vous dire si une réaction allergique arrive à votre école : « est-ce que c’est parce que j’ai mis des amandes ce matin?? »

Une maman qui aimerait bien que fiston allergique ait une vie normale sans une épée au-dessus de sa tête et qui aimerait bien que les autres parents comprennent ce que c’est.


PSSSST. Je vous mets au défi de faire le test, une semaine sans œuf ni arachide, vous aurez une meilleure idée et gare aux traces, il ne doit pas y en avoir 😉


lundi 30 juillet 2018

Pourquoi se cacher derrière une armure?


Dernièrement lors de discutions avec des amies, me sont venus certains questionnements qui nous touchent toutes (mamans) à différent niveau : 

-Pourquoi avoir le sentiment d’être obligées de se cacher derrière une armure? 

-Pourquoi se sentir obligées de se montrer forte, invincible? Toujours à son affaire, toujours rayonnante? Alors que ce n’est pas le cas.
Quelle pression nous nous mettons! 

-Pourquoi sentons-nous ce besoin, quand tout au fond de nous ça crie au secours, à l’aide…
Quand nous sommes tristes,
Quand nous avons peur,
Quand nous doutons,
Quand nous nous cherchons,
Quand…

-Pourquoi être obligée, ou plutôt se sentir obligée de paraître comme une guerrière avec une armure qui ne nous fera jamais tomber?

Est-ce par peur du ridicule? (Le ridicule ne tue pas)

Est-ce par crainte de ne pas être écoutée? (Choisissons la bonne personne pour nous écouter, la personne qui a une bonne écoute et qui nous écoutera jusqu’à la fin et en qui nous avons confiance)

Est-ce par le jugement que l’autre portera sur nous? (Ici travaillons pour ne pas que le jugement des autres nous affecte.) 

Toute ces raisons sont possibles et plausibles.
Parler de ce qui a réellement sous cette armure de fer ne peut que nous faire avancer et nous faire du bien. Je dirais même que nous aurons des réponses à ce qui bouillonne à l’intérieur.


Et pour toi la personne qui sera l’oreille du moment, sois à l’écoute et ne porte pas de jugement facile car derrière chaque personne, il y a son lot d’épreuves qui est différent du tien et qui fait qu’une personne ne réagit pas de la même façon que tu le ferais et que dans une même situation que tu vivrais, tu réagirais différemment selon ton passé.


Cessons donc de se cacher derrière cette armure qui est si lourde à porter.
Vivons sans se mettre cette pression et acceptons que parfois nous avons besoin d’aide, que ce soit simplement pour une écoute ou pour s’occuper des enfants pendant que nous respirons un peu. Laissons l’orgueil de côté et sauvons-nous. (ou épargnons-nous. Ou choisissons-nous!)

Maman qui laisse tomber son armure

Le pilote automatique...

Depuis que je suis maman de mon premier enfant, un amour de bébé de maintenant 6 mois, j’apprends énormément et à tous les jours. Les mamans plus expérimentées trouveront ce texte peut-être bien naïf! Bref, depuis que premier bébé est là, je réalise que j’oscille constamment entre spontanéité et pilote automatique. Vous savez, quand vous pleurez devant le sourire de votre bébé et que, la minute suivante, vous essayez de le réconforter pendant une crise à la manière d’un robot. Contradictoire, non?


Dans ma vie, on m’a rarement donné autant de conseils non sollicités que depuis que je suis maman. “Si ton bébé pleure, fais ci. S’il pleure passé tel âge par contre, fais ça.” Comme si ce n’était plus un petit être humain après quelques mois de vie. Où je veux en venir avec ça, c’est que j’ai réalisé que je ne me fiais plus à mon instinct de mère quand, fatiguée, on m’a conseillé de laisser pleurer mon enfant la nuit, pour qu’il fasse (enfin) ses nuits. Et que j’ai envisagé cette méthode comme une option alors qu’avant, ç’aurait été non. C’est un choix personnel, à moi, et je respecte les parents qui le font, je les trouve courageux à la limite. Mais pour moi, ce n’était pas une solution, c’était trop me demander. Dans le fond, à ce moment-là, j’avais juste besoin d’une tape dans le dos, d’encouragements et qu’on me dise que je faisais bien ça, être une maman. Pas qu’on me dise quoi faire en se contrefichant de mes limites personnelles.

Un professionnel de la santé m’a dit, en parlant de mon garçon qui pleurait la nuit pour du réconfort : « en ce moment, c’est lui qui a le contrôle. » Je venais d’apprendre qu’aux multiples compétences parentales que je devais déjà développer venait de s’ajouter « ne pas se laisser manipuler par la petite bête machiavélique. » Non mais, sérieusement? Non, je n’ai pas l’intention de faire de mon garçon un enfant gâté. Je saurai lui dire non, imposer des limites et lui transmettre de bonnes valeurs. Je serai douce et ferme. Mais en attendant, peut-il être juste un bébé? Un bébé qui a besoin de sa mère?

J’ai vraiment réalisé que j’étais sur le pilote automatique quand, en revenant d’un atelier sur l’entraînement au dodo (au lieu de me reposer avec mon bébé à la maison, bravo fille!) je mémorisais les différentes étapes que j’allais devoir appliquer lorsque mon enfant allait se réveiller en hurlant cette nuit-là. J’avais une boule dans le ventre. De jour en jour, l’approche de l’heure du dodo me stressait de plus en plus. Parce qu’on m’avait dit qu’un bébé qui ne fait pas ses nuits à 6 mois, ce n’était pas normal et que le problème était alors les parents. Le mois fatidique était arrivé et ce n’était toujours pas le cas. Voilà, le problème c’était moi! La pauvre maman fatiguée qui voulait juste répondre aux besoins de son bébé. Puis, une amie m’a demandé : « ouin mais, qu’est-ce que ton instinct te dit de faire? » Je ne savais même plus quoi répondre!


Avec le temps, j’ai pris conscience que j’étais moins fatiguée et plus heureuse si j’acceptais la situation plutôt que d’essayer de la contrôler. Et que l’entraînement au dodo ce n’était peut-être pas pour moi, qui a toujours manquée cruellement de constance. Bébé est la meilleure boussole finalement.


Finalement, être une nouvelle maman, c’est mille fois plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Mais pas à cause de bébé, de ses pleurs, de ses nuits ou de ses petits bobos. À cause des autres. L’entourage, qui souvent ne veut même pas mal faire mais qui aura toujours quelque chose à redire, à critiquer par derrière. La société et ses attentes impossibles. Le Mieux-Vivre (que
j’apprécie malgré tout, en passant). Les professionnels de la santé. Les autres mamans. Les groupes Facebook. La pression que l’on se met constamment pour tout bien faire, dans les temps et surtout comme tout le monde. À mon avis, tout ça brise un peu la magie des premiers mois de vie de bébé. On se gâche nous-mêmes un peu notre expérience de maman. Des mois qui ne reviendront jamais. Et dans quel but, finalement?


Je saurai quoi changer quand je serai maman d’un deuxième.

Maman sur le pilote automatique

mercredi 23 mai 2018

L'anxiété et la maternité

J'ai toujours été anxieuse, mais l'arrivée de mes enfants et particulièrement depuis 1 an cela a augmenté.

Quand l’anxiété embarque dans un moment où on ne veut vraiment pas. Un sujet dont je voulais plus ou moins parler parce que pour moi c’est un handicap. C’est très présent dans ma vie depuis quelque mois. Un soir, mon chum et moi avons prévu de faire une sortie de couple depuis 3 semaines. Avant que les gros travaux dans les champs commencent. J’avais si hâte à ce soir là. Donc, on fait garder les enfants. On s’entend, on se trouve à à peine 10 minutes de la maison et c’est pas la première fois que je les fait garder.


On est arrivé 30 minutes à l’avance. Tout va bien jusque-là. Ça faisait 20 minutes que le spectacle était commencé que l’angoisse me pogne. Boule dans gorge qui me serre, difficulté à avaler. j’me sens étouffée entre mon chum et l’autre personne à côté de moi et tout le monde dans la salle.
Obligée de déranger le monde près de moi pour aller aux toilettes, chose qui me fait royalement chier. Aller aux toilettes en essayant de me calmer. Je reviens dans salle encore stressée, essayant le plus possible de profiter du moment. Je constate que je dois faire garder mes enfants plus souvent pour être plus à l’aise quand je les fait garder. Stresser parce qu’ils ne sont pas avec moi, même chose qui se passe quand je les envoie à la garderie.

Malgré tout, j'ai trouvé des moyens pour m'aider avec cet handicap qui envahit ma vie de couple et de famille. Je m'entraîne régulièrement. Bouger m'aide à ventiler, aérer mes idées. Je vais voir mes vaches et fais des travaux de ferme manuels. Quand je ne le fais pas aussi souvent que je le pourrais, je le ressens, l'anxiété augmente.

Maman qui travaille fort sur elle-même

jeudi 10 mai 2018

Une mère...

Mère, un mot tout court, mais qui a tant de définitions… autant qu’il y a de mères sur la Terre. On le
devient, on l’est, on le choisit, on l’espère…

Chaque maman a eu sa maman qui lui a laissé en héritage ce qu’elle était… aujourd’hui, en hommage à
toutes les mamans, on voulait vous partager ce que les nôtres nous ont transmis.

-L’entraide-
Ma mère a toujours trouvé très important que nous ayons la chance de grandir avec un papa le plus
présent possible. Donc, ma mère, mes deux soeurs et moi allions souvent donner un petit coup de main
au garage de  mon père, question de partager plus de tempsavec lui.

Du même coup, nous apprenions la valeur de l’entraide. Maintenant, maman à mon tour, je m’implique
dans la ferme laitière avec mon mari. J’y emmène aussi ma fille depuis sa naissance. Aujourd’hui âgée
de 3 ans, elle aide de façon volontaire et prend même des initiatives dans les soins à apporter aux ani-
maux. Elle a une belle complicité avec son père. Nos prochains enfants auront aussi cette opportunité.

Mon expérience étant enfant m’a permis de reproduire un tableau père-fille tout à fait charmant. Merci
maman!

-Accepter l’aide-
Rendue adulte, notre regard envers notre mère peut être entaché de douloureux souvenirs qui nous
amènent à devoir faire des réflexions. On peut se placer en victime ou en retenir des leçons qui mar-
quent nos choix de mère.

J’ai choisi que les difficultés de ma mère ne seraient pas les miennes. Mes choix éducatifs vont dans le
ssens que je souhaite être la personne la plus apte pour leur offrir le bonheur. J’ai choisi de les envoyer
à la garderie, même si je pouvais les avoir avec moi à la maison, car ils peuvent y développer des habi-
letés importantes, la socialisation le langage.

J’ai choisi de prendre soin de moi et de ma santé mentale, pour être le plus disponible pour mes enfants
quand ils ont besoin de moi. J’ai fait le choix, en acceptant ma mère telle qu’elle est, d’offrir à mes en-
fants une mère que j’aurais voulu avoir.

-Être soi-
Ma mère est une personne très indépendante, elle n’a besoin de personne. J’ai souvent l’impression en
réfléchissant sur son parcours qu’elle s’est bâtie elle-même. La vie lui a offert un parcours atypique et
plutôt que de s’en plaindre, elle a choisi de prendre ce qu’on lui offrait. Toujours, j’ai perçu ma mère
comme une femme forte que rien ne pouvait ébranler. Au point que j’ai longtemps douté de moi en tant
que mère, car je n’arrivais pas à reproduire ce qu’elle faisait en ayant choisi, comme elle, d’être à la
maison.

J’ai finalement compris que je ne devais pas faire ce que faisait ma mère, mais plutôt faire comme elle.
Accepter la vie qui m’est offerte telle qu’elle est et ME choisir en tant que femme. Ma mère m’a déjà
dit que l’arrivée de ma grande soeur est ce qui l’avait mise au monde. Et moi je me suis sentie inadé-
quate de ne pas vivre ma maternité comme cela. Finalement, je comprends que ce que j’envie de ma
mère ce n’est pas la tenue de sa maison, le fait qu’elle semblait tout le temps savoir ce qu’elle faisait,
je lui envie sa force de caractère et sa connaissance de soi.

Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai su me bâtir, moi aussi, en dehors du regard des autres. J’ai su
faire de ma maternité une partie de moi et non mon identité. Je pense que je suis sur la bonne voie d’of-
frir à mes enfants, l’exemple d’une femme qui embrasse la vie et non qui la subit en se réalisant autant
en tant que personne qu’en tant que parent. Merci maman!


-Une douce dose de folie-
Ma mère nous a guidé toute notre enfance à travers des dédales d’expériences qui nous ont nourri de
toutes sortes de façons. Peu d’enfants québécois peuvent se vanter d’avoir vécu en Amérique du sud à
l’âge de 8 ans.

Je n’ai pas (encore) offert ce genre d'expériences à mes enfants, mais je tente de leur offrir au quotidien
des expériences de vie qui leur enseigne autant sinon plus qu’une salle de classe. Merci maman!

-L’émerveillement-
Ma mère nous a fait vivre une enfance empreinte de magie et de féérie. Père Noël, lutin des bois, lapin
de Pâques ont sillonné mon enfance. Réellement, je les ai vus, j’ai vu leurs pas, leurs traces, car maman ne faisait pas cela simple. Elle mettait de grands efforts à entretenir notre coeur d’enfant.

N’étant pas encore maman, c’est le souhait que je me fais, de pouvoir reproduire ce genre de magie
pour mes futurs enfants.

-Être présente-
Avec la maternité, notre regard sur nos parents peut changer ou s’affine. J’aime ma mère, mais… j’ai
eu à apprendre à vivre avec le fait qu’elle n’avait pas la même vision de la maternité que moi. Parfois,
ça peut aussi être source de conflit entre nous.

Ça toujours été clair pour moi que je serais à la maison avec mes enfants et que je serais le plus sou-
vent possible avec eux. Ma mère ne me comprend pas et elle voudrait que je fasse comme elle. Je tiens
mon bout. Sans lui faire de reproche, je choisis de m’écouter et d’être présente pour mes enfants en
tout temps, peu importe ce qu’elle en pense. J’ai pris conscience de cette divergence entre nous avec
mon regard d’adulte et de mère et j’ai fait ce choix non pour la contredire, mais pour affirmer ce que
j’ai envie d’être comme mère…

-L’honnêteté-
Ma mère m’a inspiré une valeur très significative dans ma vie et dans ma maternité. Ainsi, pour moi,
tout peut se dire et se discuter même avec de jeunes enfants. Toute question est bonne à poser et mérite
une réponse franche. Je veux que mes enfants puissent grandir dans un monde en pouvant faire des
choix éclairés sans les couvrir de tabous et de non-dits.

Donc, je discute avec mes enfants de tout sans censure. Notre relation est saine et sécurisante. Je sais
très bien qu’ils ne me disent pas tout, mais je sais qu’ils savent qu’ils pourront toujours venir vers moi
en cas de besoin.

Et vous? Que vous a transmis votre maman?


BONNE FÊTE DES MÈRES À TOUTES LES MAMANS!!!!

vendredi 30 mars 2018

Libérée, délivrée!!

“Oupela”, quand je vois un magazine “les chroniques d’une mère indigne” je me dis “oups”… je pourrais me considérer comme telle! Mais non, me voilà prête à travailler, et à laisser mon enfant chez une gardienne!
Et je me sens comme libérée, délivrée…

Tant pour mon enfant que pour moi, il me semble bon de laisser mon petit poussin prendre son envol. 
Âgée de 9 mois, ma louloute va pouvoir se développer dans un autre milieu. Et moi, je vais pouvoir 
reprendre le travail!
Moralement, avant ses 9 mois, je ne me sentais pas prête à laisser mon bébé à une autre personne. Pendant
ma grossesse, j’avais entendu dire qu’après accouchement, le neuvième mois de bébé est comme un 
second accouchement. Dur à imaginer au fil des mois, mais maintenant je peux l’admettre, mon second 
accouchement a bien lieu!
Alors je suis heureuse de pouvoir reprendre un rythme de vie comme avant, pouvoir travailler, m’épanouir
professionnellement et maintenant… dans mon rôle de maman.
Ces neufs premier mois ont été plein de découvertes, de changements, autour de bébé. Et j’ai besoin, je le 
sens, de découvrir, et de m'établir, une carrière professionnelle.
Voilà quelques heures que ma louloute est chez la nourrice, et j'essaie d’occuper mon temps pour ne pas 
courir la voir. Et puis du temps, j’en avais bien besoin! Tellement de chose à faire!!! À droite, à gauche, 
sans enfant il est tellement plus simple de se déplacer.
Et en écrivant ça, j’hésite… wahooo je suis entourée de mamans ayant plusieurs enfants, quatre ou plus… 
et wahoo respect!
Enfin voilà... il y a deux mois je n'aurais pas été prête à laisser mon enfant, aujourd'hui oui je le suis, et 
j’en ai besoin!

Maman en manque de ses escarpins, son sac à main et bientôt de son petit bambin.

jeudi 15 mars 2018

Maman, je ne t'aime plus!

¨Maman, je ne t’aime plus!!!’’
Quand ton enfant te dit ces mots pour la première fois, c’est comme un coup de poignard. Déjà, qu’en tant
que maman tu t’efforces à tous les jours de faire du mieux que tu peux avec eux. Que souvent tu ne te
trouves pas à la hauteur, qu’il y a tellement de choses que tu pourrais mieux faire… ton enfant vient
confirmer, en te disant ces mots, que tu n’es pas à la hauteur…  
La première fois que mon fils m’a dit ça, ça m’a tellement fait de peine… une fois les enfants couchés,
je n’ai fait que me rappeler ces mots et je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser, de pleurer… il me
confirmait que je n’étais pas la hauteur, que je n’étais pas une bonne maman puisqu’il ne m’aimait plus…
 

Le lendemain, tout est redevenu à la normal. ‘’Je t’aime maman’’ avec de gros câlins et un beau ‘’bonne
journée maman’’ Je me suis donc assise et je me suis mise à réfléchir au moment où mon fils m’avait dit
qu’il ne m’aimait plus. Je venais de le réprimander sur quelque chose, il était donc simplement fâché
contre moi, ce qui était tout à fait normal puisqu’il se faisait chicaner, et c’était sa façon à lui de me dire
qu’il était fâché. Et je me suis également rappelée, que moi aussi, j’ai déjà dit ces paroles à ma mère
parce que j’étais simplement fâchée contre elle. Du coup, maintenant, lorsqu’un de mes enfants me dit
qu’il ne m’aime plus, ça ne m’affecte plus. Et quand ils me disent ça, je leur réponds tout doucement :
‘’et bien moi, je t’aime quand même et je vais toujours t’aimer’’  
Alors quand votre enfant vous dira pour la première fois qu’il ne vous aime plus, ne le prenez pas mal.
C’est simplement sa façon à lui de vous dire qu’il est fâché ou en désaccord avec vous ;)  
Une maman qui malgré ce que ses enfants peuvent lui dire, va toujours les aimer!!!  

jeudi 2 novembre 2017

Petite soeur arrive

Petite soeur arrive...

Grand frère n’en pouvait plus de vouloir une petite soeur. À la veille de sa fête de 3 ans, il me demande si c’est demain qu’il aura sa petite soeur comme cadeau (je n’étais même pas encore enceinte). Il m’en parlait régulièrement.

Enfin petit bébé est dans le ventre de sa maman. Mais l’attente est longue...

À l’approche du grand jour, grand frère prend régulièrement sa trousse de docteur et vient prendre soin de sa petite soeur. Il me dit un soir, au souper: “Maman comment elle mange dans ton ventre ma petite soeur?”
Je lui explique qu’il y a le cordon ombilical...
“Mais non maman! tu ne comprends pas! Elle est où la table et sa chaise au bébé dans ton ventre?”
Un autre jour, je lui demande de quelle grosseur sera sa petite soeur lorsqu’elle sortira. Il me dit petite comme un petit pois. Dans les 2 dernières semaines, il disait à ma bedaine: “Allez petit pois sors de là! Je suis tanné d’attendre c’est trop long!”

Et les larmes d’attente interminables pour grand frère n’étaient pas rares.

Lorsque enfin petit pois est sortie grand frère tout doux et attentionné était fier et heureux. Le soir, à la maison de naissances, on s’appelle pour le bonne nuit. Petite soeur inconsolable depuis un bon moment (des heures) se fait entendre derrière ma voix. Grand frère me demande s’il peut chanter une chanson pour la consoler. Au son de sa voix, petite soeur s’est arrêtée de pleurer. Dès sa naissance, le lien de petite soeur avec son frère était si fort qu’au son de sa voix, elle réagit et le cherche.

Mais après, l’effet nouveauté de l’arrivée de bébé qui prend de la place se fait sentir... pas facile pour grand frère de partager ses parents. Lorsque mon coco a le coeur gros ou semble insécure je lui répète, avant son dodo, que ce qu’une maman aime plus que tout c’est ses enfants. Qu’il est ce que j’ai de plus précieux et que personne ne pourra jamais prendre sa place dans mon coeur. Que mon coeur se remplit d’amour encore plus chaque jour pour lui. Et qu’il se gonfle comme un ballon pour faire de la place pour mon amour pour sa soeur. Et là, il me fait chaque fois son petit sourire en coin, contenté, il se colle à son doudou et s’endort paisiblement.

Maman qui a le coeur qui fond...