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jeudi 7 novembre 2019

L’école gratuite ou l’école qui peut jouer son rôle d’école?


Attention (longue 😅) prise de position, mais je trouvais important de le faire publiquement... je l'assume totalement!💪
Demain, j'irai porter un chèque à l'école de mes enfants, un chèque que j'aurais pu envoyer par le sac à dos, mais que je trouve important d'aller donner en main propre à la directrice de l'école de mes enfants. Et je le ferai avec mon plus beau sourire et le plus sincère! 😁
Sur ce chèque, il y aura d'abord la contribution volontaire que me propose de fournir mon école. J'y mettrai le montant proposé, car je le trouve tout à fait raisonnable et je participerai aussi aux collectes de fonds organisées, car même si parfois c'est pas exactement ce dont j'ai besoin, c'est un peu cher, je sais que c'est important pour mes enfants que je le fasse.
Cette année, en plus, j'ai reçu tout le détail d’à quoi cela va servir pour le bien-être de mes enfants (une belle grande feuille A4 pour chacun de mes gars qui explique à quoi je participe en contribuant). J'avais pas besoin qu'on me l'explique, mais je peux comprendre que certains ont ce besoin, c'est bien de connaître dans quoi on investit, car oui je considère qu'en donnant ce montant j'investis dans le parcours scolaire de mes enfants. Oui, quand mon enfant peut découvrir un sport nouveau à chaque année scolaire, quand mon enfant peut avoir accès à de la culture (théâtre, salon du livre, musée), quand mon enfant peut participer à des activités de sciences qui le motivent, je suis prête à signer un chèque en blanc à mon école pour qu'elle puisse continuer à offrir ces activités!🚌🏀🏒⛷🏑🏊🚴🎭🎨🎼

(Je te dis pas de le faire... je te dis que je suis heureuse de le faire... juste pour qu'on s'entende bien 😉))
Aussi, le montant sur mon chèque sera bonifié d'un montant que j'ai reçu cet été et qui m'a profondément irritée, voire insultée. Celui du recours collectif contre les CS à propos de frais "illégaux" chargés aux parents. (Ben oui... je suis tard, ça date de cet été, mais moi aussi ma vie va vite!) Comme tout le monde, j'en ai entendu parler dans les médias et déjà là la crise d'urticaire a monté! Qui a eu cette idée? Lâchez-moi les "L'école c'est supposé être gratuit!!!" On va être honnête, si l'école était vraiment gratuite, que t'avais rien à payer jamais, même juste pour que ton enfant soit assis dans une classe (parce que je t'entends déjà me dire qu'ils n'ont pas besoin de toutes ces activités-là et bla bla bla, mais t'es bien content quand c'est le prof qui s'est tapé la sortie au musée au lieu de toi qui court déjà juste pour gérer ta vie perso!), ben elle tiendrait même plus debout l'école et ça serait ben plus que des moisissures et du plomb dans l'eau qu'il faudrait gérer...(ce qui est déjà beaucoup!) Donc, amenez-en des petits frais supplémentaires pour que je puisse assurer que mes enfants soient au moins dans un endroit sécuritaire... 💲💲💲
J'étais tellement fâchée que j'ai pas su que je pouvais me retirer de la liste de ceux qui recevraient un chèque. Alors, quand j'ai reçu les chèques, j'ai voulu les ignorer et même les retourner! Une chance que mon homme est commissaire parent, il m'a expliqué (parce que ça le disait pas dans la petite lettre qui venait avec les chèques, ça disait juste encaisse-les vite avant telle date!) que si je faisais ça ben l'argent elle retournerait pas à ma CS, mais bien dans les poches des avocats qui ont organisé le recours collectif!!! Woooooo déjà que je trouve affreux qu'ils aient accepté d'embarquer dans cette idée qui finalement va juste pénaliser plus mes enfants en donnant moins de ressources à ma CS, pas question qu'ils s'enrichissent plus qu'ils ne l'ont déjà fait sur le dos de nos écoles! 👿
Tu vas me dire que c'est un "principe" que les CS étaient vraiment dans l'illégalité que c'est pas ce que devrait faire une institution scolaire... Ok, d'accord, mais tu crois vraiment que les administrateurs de ma CS se sont dit un bon matin "ha ha ha en demandant 24,09$ par enfant par année (oui oui tu as bien lu... j'ai reçu un chèque de 24,09$ pour 1 enfant et un autre de 3 fois ce montant pour l'autre selon le nombre d'années écoulées)... Donc, je disais que tu penses vraiment que les CS ont décidé d'organiser une fraude monumentale en demandant 25$ par année aux parents?🤫🤑🤔
Hey!!! SVP! Peut-être que d'autres CS ont exagéré davantage, mais voulez-vous bien me dire en quoi je devrais me réjouir d'avoir reçu 96$ et de sentir heureuse que maintenant ma CS ne puisse plus me demander d'argent pour l'aider à soutenir mes enfants?! Ben oui, je tourne les coins ronds! Tu vas me dire que j'oublie sûrement plein de petits détails que d'autres CS ont peut-être fait bien pire, mais moi (car je te parle juste de moi... pas de ce que je pense que tu devrais faire... ce que moi j'ai envie de faire) j'étais heureuse de donner ce montant, parce que je sais qu'il a fait une différence... Je le sais parce que aujourd'hui je la vois la différence.... Je vois le C.E. de mon école et ma directrice qui cherchent le moyen de garder tous les activités et services que les parents sont en droit de s'attendre, mais en marchant sur des oeufs pour être certains de ne pas insulter ou ne blesser personne...ou se faire envoyer un autre recours collectif dans la face!!
Alors, pour être certaine que cet argent aille à mon école, comme elle aurait dû aller, pour être certaine, qu'elle serve ce à quoi elle aurait toujours dû servir, soutenir les personnes qui sont responsables des apprentissages de mes enfants, demain, je vais aller donner un chèque à ma directrice avec mon plus beau et plus grand sourire...😁😁😁
Oui, je t'entends, moi j'ai les moyens de le faire, moi je peux me le permettre... peut-être oui... mais moi je veux que mon école elle ait les moyens d'offrir le meilleur environnement à mes fils... et si toi tu n'as pas les moyens, ben ça me fera plaisir que ma contribution permette à tes enfants d'en profiter aussi... car je le sais que mon école et ma CS vont t'épauler si c'est trop difficile pour toi de le donner le montant... car oui, y'a le service de garde aussi, la café, l'épicerie, les activités parascolaires... chacun investit ce qu'il peut c'est tout ce qui compte... car oui, c'est investir dans l'avenir que de participer à garder l'école comme un environnement stimulant, motivant et innovant pour nos enfants. 🤩🥳💒❤
M️aman Émélie, fière de l'école de ses enfants!!


jeudi 11 octobre 2018

Le lavage

8h42 Ting, ting, ting, ting! Ma laveuse me chante que la brassée est prête. 8h43 Je met le linge dans le panier (je suis hot et à mon affaire !!) 8h44 Je me rend compte que mon autre brassée est toujours sur la corde et que je n’ai toujours pas acheté un deuxième panier… Il faut encore que je me démerde pour entrer le linge sec petit à petit dans mes bras… 8h47 Un cri retenti! Viens me n’essuyer !!!!!! Sur mon chemin de retour, je pile sur un lego… je ramasse les 36 000 legos sur le plancher de ma cuisine! J’averti mon plus jeune d’être doux avec les minous. 9h06 Ouf! Commence à accrocher le tout! 9h10 Tu me niaises !! Un hurlement de mort ! Je me précipite à l’intérieur, dans ma tête je m’imagine déjà un enfant qui gît sur le sol dans sa mare de sang… Je revois mon plan d’urgence et mon cours de premiers soins en montant les escaliers 2 à 2. En arrivant en haut, je trouve ma grande qui a pris l’hélicoptère du troisième…. That’s it! Toute cette frayeur pour un hélicoptère! Console le 4 ans en ne comprenant pas exactement pourquoi je prends le temps de le consoler… Men… un hélicoptère! On en a 22 des hélicoptères ! 9h21 Continue les vêtements en rageant un peu… 9h23 Mmmmmaaaaaammmmmmaaaaaaannnnnnn! Est-ce que je peux avoir une collation? Remonte à la cuisine, coupe des pommes et des kiwis. Je mange avec mes enfants, en pliant la brassée que je viens de décrocher. En allant porter le tout dans les chambres, je décide d’enlever les draps pour laver les lits tant qu’à être parti! 9h40 Ha oui c’est vrai! Ma brassée! 9h46 Fini! C’est une réussite! Reste plus qu’au soleil à faire sa job, on passe à d’autre chose! 9h48 Ting, ting, ting, ting! Ma laveuse me chante que la brassée est DÉJÀ prête….
Le soir, mon chum me demande ce que j’ai fait de ma journée et souvent je lui réponds du lavage… HAHAHA! Sa face qui dit JUSTE du lavage… Lui il pense que je n’ai rien fait de ma journée et moi je suis brûlée. Mon cerveau d’écureuil hyperactif et moi, on irait se coucher avec les enfants! Avec 6 personnes à la maison, du linge sale on en a des montagnes! C’est l’automne maintenant, c’est beau, les couleurs, l’Halloween, la pluie… LA PLUIE! Savez vous combien de jour ça prend pour sécher des vêtements accrochés sous la pluie? Des fois, plus d’une semaine! Et oui ! je les laisse là tant qu’ils ne sont pas secs. Ça me fait une petite vacance!















Ma laveuse chante, pas le temps pour un pseudonyme!

jeudi 4 octobre 2018

J'ai la tête en passoire...

Pourquoi c'est toujours quand on arrive à mettre enfin la tête sur l'oreiller, après avoir somnolé toute l'heure du souper, du bain et de l'histoire, quand enfin on peut se lancer dans les bras de Morphée, POURQUOI est-ce à ce moment que notre cerveau décide de redevenir actif??

Pourquoi la nature n'a pas doté les mères (et les pères parce que eux souvent sont capables de s'endormir comme des bûches malgré la quantité de vaisselle laissée sur le comptoir et la 25e brassée de linge non-pliée) d'un cerveau comme celui des oiseaux. Non non, pas d'une cervelle d'oiseau rendant la vie facile aux simples d'esprit, un cerveau d'oiseau. Savez-vous que ces chers volatiles dorment tout en étant éveillés? Oui oui! Alors qu'ils ont à manœuvrer de rester sur leur branche, de veiller sur leurs petits, de surveiller les prédateurs et autres dangers, ils endorment un côté de leur cerveau et veillent de l'autre.

Est-ce que c'est nous qui se mettons trop de pression? Probablement, mais comment changer 3 millions d'années d'évolution? En refusant de se laisser envahir par des pensées qui changent notre cerveau en passoire.. Simple?


Vous, comment gérez-vous votre charge mentale?

-Êtes-vous du genre à demander qu'on vous rappelle la veille pour confirmer vos rendez-vous et ceux de votre famille? Une chose de moins à penser!

-Laisser les enfants en charge de choisir leurs vêtements et même ne pas les ranger pour eux, leur laisser accessible dans le panier à linge.

-Êtes-vous adepte des listes? Que c'est pratique! Ça sert à tout le monde! Tout le monde de la maison peut la voir... et c'est tellement plaisant de rayer les choses qui s'exécutent l'une après l'autre.

-Profitez d'une pose en organisant des repas où tout le monde prépare son assiette: sandwiches, pizza personnalisées, tacos, fondues et trempettes...


-Laisser des tâches à notre douce moitié... et cela implique de lui mentionner qu'on lui laisse ces tâches, car elle ne les remarque peut-être pas ou plutôt elle ne remarque pas notre besoin de partager ces tâches. 

Avez-vous déjà pris le temps de discuter avec votre conjoint de cette réalité? Avez-vous pris le temps de vous ouvrir sur la place que prend votre charge mentale féminine?

On veut connaître vos trucs et astuces!

Des futures mamans oiseaux

mercredi 5 septembre 2018

Ha! les allergies!


Allergies par-ci, Allergies par là..
Allergies aux noix, soya, poissons, lait, œufs, épices, carottes, cèleri, pommes, fraises, gluten, arachides …..
Je pourrais en énumérer encore et encore et encore. Les allergies font partie de notre société d’aujourd’hui. On en entend parler partout.
-Pourquoi pas envoyer d’amandes?
-Pourquoi ils interdisent les graines de tournesol?
-Eille moi leur protocole je m’en balance, je vais en envoyez pareil des amandes, ils ne le sauront pas


En ce début des classes, voilà un texte que j’écris pour vous aider chers parents n’ayant pas d’allergie dans votre maisonnée, à comprendre et réfléchir sur pourquoi l’école demande de ne pas envoyer certains aliments, peut-être serez-vous plus compréhensibles… 
 


Vous reconnaissez ce symbole?



Même si vous n’êtes pas allergique vous le reconnaissez.      (Ne contient pas d’arachides)
Il y a quelques années nous ne connaissions seulement que cette allergie, celle aux arachides. L’industrie de la nourriture a adhéré à ce programme pour bien identifier cet aliment dans ses produits afin d’aider les personnes souffrant de cette allergie à repérer rapidement s’ils peuvent ou non utiliser ce produit. 

Vivre avec une allergie ce n’est pas simple, imaginez quand on augmente le nombre à 2-4-8-15… allergies. Oui-Oui, je ne vous mens pas ici en vous disant 15 allergies, certaines personnes en ont bien plus que ça même (et cela comprend simplement les allergies alimentaires là!)
Ce n’est pas simple du tout. Tout doit être vérifier minutieusement sur les emballages (prendre le temps à l’épicerie de lire toute la liste d’ingrédients un à un pour s’assurer qu’il n’y a pas d’allergène). Pour les arachides, comme je disais plus haut c’est rendu plus simple avec le logo sur les boîtes, mais imaginez-vous qu’un œuf dans une liste d’ingrédient ça ne s’appelle pas simplement œuf, bin non! 
On peut lire "albumine", "ovoglobuline", pour n’en nommer que deux, car la liste est très longue. Pour le lait: "bêta-lactoglobuline", "caséinate", et ce ne sont là aussi que deux de la longue liste de mots qui peuvent cacher le lait. 
On doit vérifier lorsqu’on est en visite ou au restaurant (ça c’est si on y va, c’est déjà compliqué, sans parler des contaminations croisées. Qu’est-ce que c’est ça?  C’est un aliment allergène comme des œufs ou simplement de la mayo qui aurait touché tes frites si le cuisinier n’a pas changé de gants ou lavé ses mains, ou s’il a coupé un sandwich avec de la mayo et qu’il coupe le tien avec ce même couteau, celui-ci laisse un petit dépôt sur ta nourriture, c’est la contamination croisée tu manges ton repas et bam! Tu ne te sens pas bien c’est la réaction allergique qui commence (on en parlera plus loin).

Tranche de vie réelle : Il m'est déjà arrivé d’entrer dans une épicerie et vouloir en ressortir aussitôt. Pourquoi?
Une crise de panique, ne plus être capable de regarder les listes d’ingrédients et de toujours se buter à quelque chose qu’on ne peut pas prendre. Quelque fois ça va, mais un moment donné quand tout contient les allergènes que tu ne peux pas acheter, c’est ce que ça donne.

Donc nous faisons tout maison, (non non, on ne peut pas se dépanner avec du déjà tout fait) nous reprenons seulement les produits que nous connaissons sécuritaires mais encore là nous devons vérifiez de temps à autre car certaines compagnies changent leur recette sans l’annoncer.

Maintenant que j'ai fait un survol de certaines réalités de personne allergiques, si nous parlions de la réaction allergique elle-même. Ça commence tout bonnement ou tout d’un coup…

Sensation de picotement dans la bouche,

Yeux qui gonflent,
Gorge qui sert,
Étouffement, plus d’air qui passe, Au secours, à l’aide….
Épipen…  Ambulance… Hôpital
Voilà ce qui vient de se passer, si on est chanceux on est encore vivant, mais la sensation n’est pas agréable du tout. On est pour quelques heures voire quelques journées après une réaction tel l’anaphylaxie, à s’en remettre, c’est épuisant et passer près de mourir ce n’est pas agréable du tout.


Moi c’est mon garçon qui a des allergies.
(tous dans la catégorie des allergies prioritaires)

C’est pour lui que je fais tout cela. Que je prend le temps de m’assurer que tout est sécuritaire pour lui. Oui même s’il est allergique j’ai de ses allergènes dans ma maison car les autres enfants doivent en manger pour ne pas développer d’allergies, (soit dit en passant certains préfèrent tout sortir de leurs maisons, c’est un choix). Par contre, ne vous avisez pas de venir manger des arachides ou une toast au beurre de peanuts chez nous car j’ai un protocole très stricte, très sévère, elles ne passent pas la porte avec des invités. L’endroit le plus sécuritaire pour mon garçon est chez moi, car je sais tout ce qui a eu sur le comptoir, les contaminations croisées, il n’y en a pas. Lorsque qu’est venu le temps de l’envoyer à l’école (il était à la maison avant cela), ça été tout une organisation et tout un stress, un stress qui ne part pas, c’est comme un nuage gris au-dessus de nos têtes qui reste en permanence, quand je vois sur l’afficheur le numéro de téléphone de l’école, mon cœur débat, tout de suite je me dis : « ça y'est, il a fait une réaction allergique, je vais devoir aller à l’hôpital. » À toutes les fois c’est ce que je pense, j’essaie de me raisonner mais c’est plus fort que moi. Finalement, ça n’a jamais été ça jusqu’à présent, mais…. Si ça arrive…? Jusqu’à présent nous avons été chanceux, il n’a eu que de mini réactions, ce que j’entends par mini c’est de l’urticaire, il n’a jamais fait de choc anaphylaxique, j’espère qu’il n'en aura jamais. 

Pour cela, je compte sur vous. Oui, car vous avez une part de responsabilité dans tout ça. En continuant de suivre les recommandations de l’école quand ils demandent de ne pas envoyer d’arachides, de noix ou autres aliments, en ne faisant pas exprès, quand vous connaissez les allergènes pour en donner à votre enfants assis tout juste à côté de lui a une sortie, t’sé les bonnes barres tendres aux beurres d’arachides, (mmm ça serait bon ça, ça fait longtemps). Cette barre que votre enfant aura partout sur ses mains et qu'il étendra sur les chaises et tables juste à côté. Car c’est pour le bien de votre petit voisin qui a sa vie qui ne tient qu’au bout d’une ficelle contrairement à vous qui êtes chanceux qui avez une vie sans le gros nuage gris des allergies au-dessus de vos têtes.

Je vous dis donc, avec ce que je vous mentionnais plus haut, avec la liste d’épicerie et la demande de l’école, moi aussi je dois me conformer aux demandes de l’école. Si vous trouvez que ce n’est pas simple pour vous, imaginez-vous quand notre enfant a déjà des restrictions net qu'il faut ajouter des allergènes supplémentaires qui diminue davantage les choix possible pour lui! C’est un casse-tête à tous les matins. Et je ne peux pas me dire, « Ha bin, aujourd’hui tu mangeras à la café » pour me dépanner.  

Donc avant de dire: "c’est la faute aux allergiques", dites-vous donc que vous êtes chanceux de ne pas être allergique, de pouvoir manger tout ce que vous voulez et respecter les demandes de l’école pour avoir l’esprit tranquille et pas vous dire si une réaction allergique arrive à votre école : « est-ce que c’est parce que j’ai mis des amandes ce matin?? »

Une maman qui aimerait bien que fiston allergique ait une vie normale sans une épée au-dessus de sa tête et qui aimerait bien que les autres parents comprennent ce que c’est.


PSSSST. Je vous mets au défi de faire le test, une semaine sans œuf ni arachide, vous aurez une meilleure idée et gare aux traces, il ne doit pas y en avoir 😉


lundi 30 juillet 2018

Pourquoi se cacher derrière une armure?


Dernièrement lors de discutions avec des amies, me sont venus certains questionnements qui nous touchent toutes (mamans) à différent niveau : 

-Pourquoi avoir le sentiment d’être obligées de se cacher derrière une armure? 

-Pourquoi se sentir obligées de se montrer forte, invincible? Toujours à son affaire, toujours rayonnante? Alors que ce n’est pas le cas.
Quelle pression nous nous mettons! 

-Pourquoi sentons-nous ce besoin, quand tout au fond de nous ça crie au secours, à l’aide…
Quand nous sommes tristes,
Quand nous avons peur,
Quand nous doutons,
Quand nous nous cherchons,
Quand…

-Pourquoi être obligée, ou plutôt se sentir obligée de paraître comme une guerrière avec une armure qui ne nous fera jamais tomber?

Est-ce par peur du ridicule? (Le ridicule ne tue pas)

Est-ce par crainte de ne pas être écoutée? (Choisissons la bonne personne pour nous écouter, la personne qui a une bonne écoute et qui nous écoutera jusqu’à la fin et en qui nous avons confiance)

Est-ce par le jugement que l’autre portera sur nous? (Ici travaillons pour ne pas que le jugement des autres nous affecte.) 

Toute ces raisons sont possibles et plausibles.
Parler de ce qui a réellement sous cette armure de fer ne peut que nous faire avancer et nous faire du bien. Je dirais même que nous aurons des réponses à ce qui bouillonne à l’intérieur.


Et pour toi la personne qui sera l’oreille du moment, sois à l’écoute et ne porte pas de jugement facile car derrière chaque personne, il y a son lot d’épreuves qui est différent du tien et qui fait qu’une personne ne réagit pas de la même façon que tu le ferais et que dans une même situation que tu vivrais, tu réagirais différemment selon ton passé.


Cessons donc de se cacher derrière cette armure qui est si lourde à porter.
Vivons sans se mettre cette pression et acceptons que parfois nous avons besoin d’aide, que ce soit simplement pour une écoute ou pour s’occuper des enfants pendant que nous respirons un peu. Laissons l’orgueil de côté et sauvons-nous. (ou épargnons-nous. Ou choisissons-nous!)

Maman qui laisse tomber son armure

Le pilote automatique...

Depuis que je suis maman de mon premier enfant, un amour de bébé de maintenant 6 mois, j’apprends énormément et à tous les jours. Les mamans plus expérimentées trouveront ce texte peut-être bien naïf! Bref, depuis que premier bébé est là, je réalise que j’oscille constamment entre spontanéité et pilote automatique. Vous savez, quand vous pleurez devant le sourire de votre bébé et que, la minute suivante, vous essayez de le réconforter pendant une crise à la manière d’un robot. Contradictoire, non?


Dans ma vie, on m’a rarement donné autant de conseils non sollicités que depuis que je suis maman. “Si ton bébé pleure, fais ci. S’il pleure passé tel âge par contre, fais ça.” Comme si ce n’était plus un petit être humain après quelques mois de vie. Où je veux en venir avec ça, c’est que j’ai réalisé que je ne me fiais plus à mon instinct de mère quand, fatiguée, on m’a conseillé de laisser pleurer mon enfant la nuit, pour qu’il fasse (enfin) ses nuits. Et que j’ai envisagé cette méthode comme une option alors qu’avant, ç’aurait été non. C’est un choix personnel, à moi, et je respecte les parents qui le font, je les trouve courageux à la limite. Mais pour moi, ce n’était pas une solution, c’était trop me demander. Dans le fond, à ce moment-là, j’avais juste besoin d’une tape dans le dos, d’encouragements et qu’on me dise que je faisais bien ça, être une maman. Pas qu’on me dise quoi faire en se contrefichant de mes limites personnelles.

Un professionnel de la santé m’a dit, en parlant de mon garçon qui pleurait la nuit pour du réconfort : « en ce moment, c’est lui qui a le contrôle. » Je venais d’apprendre qu’aux multiples compétences parentales que je devais déjà développer venait de s’ajouter « ne pas se laisser manipuler par la petite bête machiavélique. » Non mais, sérieusement? Non, je n’ai pas l’intention de faire de mon garçon un enfant gâté. Je saurai lui dire non, imposer des limites et lui transmettre de bonnes valeurs. Je serai douce et ferme. Mais en attendant, peut-il être juste un bébé? Un bébé qui a besoin de sa mère?

J’ai vraiment réalisé que j’étais sur le pilote automatique quand, en revenant d’un atelier sur l’entraînement au dodo (au lieu de me reposer avec mon bébé à la maison, bravo fille!) je mémorisais les différentes étapes que j’allais devoir appliquer lorsque mon enfant allait se réveiller en hurlant cette nuit-là. J’avais une boule dans le ventre. De jour en jour, l’approche de l’heure du dodo me stressait de plus en plus. Parce qu’on m’avait dit qu’un bébé qui ne fait pas ses nuits à 6 mois, ce n’était pas normal et que le problème était alors les parents. Le mois fatidique était arrivé et ce n’était toujours pas le cas. Voilà, le problème c’était moi! La pauvre maman fatiguée qui voulait juste répondre aux besoins de son bébé. Puis, une amie m’a demandé : « ouin mais, qu’est-ce que ton instinct te dit de faire? » Je ne savais même plus quoi répondre!


Avec le temps, j’ai pris conscience que j’étais moins fatiguée et plus heureuse si j’acceptais la situation plutôt que d’essayer de la contrôler. Et que l’entraînement au dodo ce n’était peut-être pas pour moi, qui a toujours manquée cruellement de constance. Bébé est la meilleure boussole finalement.


Finalement, être une nouvelle maman, c’est mille fois plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Mais pas à cause de bébé, de ses pleurs, de ses nuits ou de ses petits bobos. À cause des autres. L’entourage, qui souvent ne veut même pas mal faire mais qui aura toujours quelque chose à redire, à critiquer par derrière. La société et ses attentes impossibles. Le Mieux-Vivre (que
j’apprécie malgré tout, en passant). Les professionnels de la santé. Les autres mamans. Les groupes Facebook. La pression que l’on se met constamment pour tout bien faire, dans les temps et surtout comme tout le monde. À mon avis, tout ça brise un peu la magie des premiers mois de vie de bébé. On se gâche nous-mêmes un peu notre expérience de maman. Des mois qui ne reviendront jamais. Et dans quel but, finalement?


Je saurai quoi changer quand je serai maman d’un deuxième.

Maman sur le pilote automatique

jeudi 19 juillet 2018

Parents, exprimez-vous!

J'ouvre aujourd'hui un lieu de discussion concernant notre société actuelle. Après plusieurs conversations avec les parents, un constat est évident: l'obsession de productivité a des impacts certains sur nos vies, nos enfants, nos parents. Cette obsession orientée vers le résultat, et non vers la manière de l'obtenir, entraîne des effets secondaires qui sont pour le moins mis de côté, voire même ignorés. J'entends par là, et pour donner un exemple concret, la forte tendance actuelle à la médication.


Des parents me disent souvent avoir l'impression qu'à défaut de pouvoir donner un service adéquat, par manque de temps et manque de ressources, on médicamente. L'enfant qui ne suit pas le groupe et qui a des notes médiocres est souvent orienté vers la médication, sans qu'on prenne en compte, par exemple, son rythme d'apprentissage. Comme si tous les enfants se devaient d'apprendre au même rythme, sans compter, évidemment, les différentes formes d'intelligence (émotionnelle, créatives, etc.).

J'entends beaucoup de parents frustrés, qui se sentent dévalorisés dans leur rôle, comme si les professionnels (qui n'ont souvent vu l'enfant qu'une fois ou deux) étaient plus habilités qu'eux à savoir ce dont l'enfant a besoin. Comme dans toute chose, il n'y a pas que du bon ou du mauvais. L'idée n'est pas de faire le procès de la médication qui souvent a sa place (ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres), mais de se questionner en tant que citoyens sur ce qui nous fait défaut en tant que société.

Depuis l'apparition des réseaux sociaux et de plusieurs autres outils de communication, l'être humain tend à devenir de plus en plus isolé, les noyaux familiaux se dissolvent, ainsi que les réseaux naturels d'entraide. D'où l'apparition de travailleurs et organismes prônant la proximité, de groupes d'entraide, etc. L'idée de cet article est de donner la place aux parents, d'ouvrir un lieu d'échange.

Je vous invite donc à venir discuter de vos points de vue, via la page facebook de la Voix des Parents. Vous avez envie de parler de vos expériences, de vos craintes en tant que parents, de vos solutions, vous êtes les bienvenus!

Karine Roby, accompagnatrice de milieu pour les familles

mercredi 6 juin 2018

Mon pré-partum


«Tu vas voir le deuxième trimestre est magique!»«Je m’ennuie tellement d’être enceinte…» «Tu es chanceuse de porter la vie, c’est beau!»

C’est habituellement des phrases qu’on entend quand on débute une grossesse. Après la joie de l’annonce magique vient les premiers mois où on a parfois l’impression de ne pas être enceinte. Pas encore de bedaine, des nausées, de la fatigue intense, du spotting un peu stressant… Ça donne plutôt l’impression d’avoir une gastro juste avant nos règles! On a hâte que ça commence pour vrai à paraître, à bouger, etc. Bref, on a hâte d’avoir tous les bons côtés de la grossesse. Ceux qu’on nous a souvent énumérés, qu’on a lus dans les livres, qu’on a vus nos amies vivre!!! À nous les cheveux épais et la peau rayonnante, le beau petit ventre rond, l’énergie X1000, la joie, la bonne humeur, les seins pleins et rebondissants !!!!

Et si tous ces bons côtés n’arrivaient juste jamais? Si à la place, tu te sentais comme une merde collée sous une chaussure qui a passé sous un 10 roues? Si tes hormones se foutaient bien de tout les supposés bienfaits de la grossesse. Si tu te payais une belle dépression pré-partum? Personne ne nous en parle de cette possibilité-là, elle n’existe nulle part dans les livres… En plus de ne pas se sentir bien, on a l’impression de ne pas être normale…

Ça m’est arrivé pour deux de mes grossesses. Dans mes pires jours, je voulais tout laisser tomber. J’ai même menacé mon chum de disparaître en lui laissant les enfants qu’on avait déjà et de faire avorter celui qui était dans mon ventre depuis plus de 32 semaines. On voit bien que mes hormones me faisaient dire absolument n’importe quoi. J’adore mes enfants, j’étais contente d’en porter un autre. Juste que c’était trop, beaucoup trop de responsabilités pour ce que j’étais capable de psychologiquement donner. Je voulais juste me rouler en boule quelques temps dans le bois. Plus de responsabilités. Plus de gens. Plus de demandes. Rien, juste rien. Je ne trouvais pas la force de m’occuper des autres, quand je ne pouvais même pas m’occuper de moi-même. Je n’avais pas ENVIE de m’occuper de moi-même. Je ne voulais pas affronter le monde extérieur, mon monde intérieur était bien assez trop pour moi… J’en ai parlé a personne sur le coup, quand même je parle de ça à qui…? J’étais bien trop bouleversée par mes sentiments pour prendre la chance de me faire juger, décortiquée par quelqu’un. Sauf, mon chum bien sûr qui vivait mes crises, complètement démuni ne reconnaissant plus la femme qui partage sa vie, la mère de ses enfants. Alors je me suis coupée du monde, je me suis enfermée dans ma détresse. J’ai traversé chaque journée en me disant que je n’avais pas d’autre choix quand même, qui d’autre serait assez fou pour prendre ma vie. C’est moi qui l’avais façonnée et je n’avais pas le choix d’en assumer les conséquences.

Et au bout de ce qui m’a paru un long calvaire, j’ai accouché! Mes hormones se sont toutes replacées, j’ai finalement vécue l’état de grâce que j’étais supposée connaître!! Je me suis finalement sentie normale.

Il ne faut pas perdre espoir, que la dépression soit post-partum ou pré-partum, parce que oui oui ça existe, elle finit par passer et nous ne sommes pas des extra-terrestres.

Hormonalement vôtre
Maman heureuse de sa vie

mercredi 23 mai 2018

L'anxiété et la maternité

J'ai toujours été anxieuse, mais l'arrivée de mes enfants et particulièrement depuis 1 an cela a augmenté.

Quand l’anxiété embarque dans un moment où on ne veut vraiment pas. Un sujet dont je voulais plus ou moins parler parce que pour moi c’est un handicap. C’est très présent dans ma vie depuis quelque mois. Un soir, mon chum et moi avons prévu de faire une sortie de couple depuis 3 semaines. Avant que les gros travaux dans les champs commencent. J’avais si hâte à ce soir là. Donc, on fait garder les enfants. On s’entend, on se trouve à à peine 10 minutes de la maison et c’est pas la première fois que je les fait garder.


On est arrivé 30 minutes à l’avance. Tout va bien jusque-là. Ça faisait 20 minutes que le spectacle était commencé que l’angoisse me pogne. Boule dans gorge qui me serre, difficulté à avaler. j’me sens étouffée entre mon chum et l’autre personne à côté de moi et tout le monde dans la salle.
Obligée de déranger le monde près de moi pour aller aux toilettes, chose qui me fait royalement chier. Aller aux toilettes en essayant de me calmer. Je reviens dans salle encore stressée, essayant le plus possible de profiter du moment. Je constate que je dois faire garder mes enfants plus souvent pour être plus à l’aise quand je les fait garder. Stresser parce qu’ils ne sont pas avec moi, même chose qui se passe quand je les envoie à la garderie.

Malgré tout, j'ai trouvé des moyens pour m'aider avec cet handicap qui envahit ma vie de couple et de famille. Je m'entraîne régulièrement. Bouger m'aide à ventiler, aérer mes idées. Je vais voir mes vaches et fais des travaux de ferme manuels. Quand je ne le fais pas aussi souvent que je le pourrais, je le ressens, l'anxiété augmente.

Maman qui travaille fort sur elle-même

jeudi 26 avril 2018

devoirs, devoirs, devoirs...

Me semble qu’ils reviennent souvent. En un claquement de doigts ils reviennent, tel un tour de magie, on
dirait que c’est tout ce qu’on fait quand on voit nos enfants. (Sauf la fin de semaine bien sûre, quoi que
certain doivent faire leurs devoirs la fin de semaine puisque dans la semaine pour certains enfants ça ne
fonctionne pas pour toutes sortes de raisons)

Il y a quelques mois déjà, j’ai lu un article qui mentionnais que quelques écoles ne donnent pas de
devoir jugeant que les enfants avaient assez de leur journée. Que le soir à la maison ils pouvaient faire
ce qu’ils voulaient, jouer à l’extérieur, faire du dessin, ou toute autre chose pour leur plaisir.  J’ai beau-
coup aimé cette pensée, ça allègerait les soirées où la routine qui peut parfois moins bien aller. Et oui,
ce n’est pas toujours facile, parfois notre progéniture ne veut pas faire ses devoirs, une trop grosse
journée, besoin de relaxer, de décompresser, de jouer, même si nous leur proposons de changer un peu
la routine et les faire à un autre moment, ils ne veulent pas ce soir-là, ça ne fonctionne pas. Si nous
voulons qu’il les fasse, nous devons user de tact ou nous les ferons le lendemain.  (Oui mais,,, là il va
en avoir plus à faire… oui mais demain on ne peut pas il a son cours de karaté….) Nous devons trou-
ver les bons arguments parfois pour qu’ils se fassent, ces fameux de devoirs.

Parfois c’est plus long, les enseignants disent que la normale serait 10 minutes pour la 1ère année, 20
minutes pour la 2e année et ainsi de suite..  Mais, je me pose toujours la question, est-ce seulement les
devoirs ou les leçons sont incluses? Car si c’est juste les devoirs ok, je crois que ça va dans le temps,
mais avec les leçons et dictées on déborde de ça. Et là c’est multiplié par le nombre d’enfants à l’école,
surtout quand ils sont dans le début du primaire et qu’ils ont plus besoin de nous.
Normalement chez nous, ils les font après la collation du retour d’école.
Lors du soir du cours de karaté, j’ai décidé qu’il n’en ferait pas. Nous revenons c’est l’heure du souper
et après la routine de soirée embarque. Je suis tout de même chanceuse, il n’a pas trop de difficulté
pour ses dictées et devoirs ça aide, parfois c’est les chiffres les maths que je n’arrive pas à faire, alors
dans les activités de la fin de semaine j’essaie de les travailler un peu mais en jeu (combien d’oiseau
tu vois?  Combien viennent de partir? Donc il en reste… On fait un gâteau. Yes les maths, quoi de plus
facile dans une recette, tout y est!

Et vous, c’est quoi votre routine de devoirs? En revenant de l’école? Après souper? La fin de semaine?
Le matin? Car oui, certains ça fonctionnent mieux le matin, il suffit de trouver le moment qui nous
convient le mieux et qui leur convient le mieux.  Et avez-vous beaucoup de difficultés à faire faire les
devoirs?

On ne lâche pas, la fin de l’année arrive.



jeudi 15 mars 2018

Maman, je ne t'aime plus!

¨Maman, je ne t’aime plus!!!’’
Quand ton enfant te dit ces mots pour la première fois, c’est comme un coup de poignard. Déjà, qu’en tant
que maman tu t’efforces à tous les jours de faire du mieux que tu peux avec eux. Que souvent tu ne te
trouves pas à la hauteur, qu’il y a tellement de choses que tu pourrais mieux faire… ton enfant vient
confirmer, en te disant ces mots, que tu n’es pas à la hauteur…  
La première fois que mon fils m’a dit ça, ça m’a tellement fait de peine… une fois les enfants couchés,
je n’ai fait que me rappeler ces mots et je ne pouvais m’empêcher de culpabiliser, de pleurer… il me
confirmait que je n’étais pas la hauteur, que je n’étais pas une bonne maman puisqu’il ne m’aimait plus…
 

Le lendemain, tout est redevenu à la normal. ‘’Je t’aime maman’’ avec de gros câlins et un beau ‘’bonne
journée maman’’ Je me suis donc assise et je me suis mise à réfléchir au moment où mon fils m’avait dit
qu’il ne m’aimait plus. Je venais de le réprimander sur quelque chose, il était donc simplement fâché
contre moi, ce qui était tout à fait normal puisqu’il se faisait chicaner, et c’était sa façon à lui de me dire
qu’il était fâché. Et je me suis également rappelée, que moi aussi, j’ai déjà dit ces paroles à ma mère
parce que j’étais simplement fâchée contre elle. Du coup, maintenant, lorsqu’un de mes enfants me dit
qu’il ne m’aime plus, ça ne m’affecte plus. Et quand ils me disent ça, je leur réponds tout doucement :
‘’et bien moi, je t’aime quand même et je vais toujours t’aimer’’  
Alors quand votre enfant vous dira pour la première fois qu’il ne vous aime plus, ne le prenez pas mal.
C’est simplement sa façon à lui de vous dire qu’il est fâché ou en désaccord avec vous ;)  
Une maman qui malgré ce que ses enfants peuvent lui dire, va toujours les aimer!!!  

jeudi 19 octobre 2017

Société de Cro-Magnon

Un matin cette semaine, une amie à moi m’a confié en débutant sa journée de travail, que sa toute petite n’était pas à la garderie ce jour-là. Sa grand-mère la gardait et mon amie sentait au fond de son cœur de maman que son bébé avait absolument besoin de voir un médecin le plus rapidement possible. Comme elle avait une obligation au travail cette journée-là, elle devait se présenter au moins pour quelques heures… Mais on voyait très bien dans son regard le supplice que ça lui infligeait. Elle en avait discuté un peu plus tôt avec son conjoint.  Le topo c’est que les deux parents travaillent et que leur princesse va à la garderie en temps normal. Quand elle lui a dit qu’elle n’avait vraiment pas le choix d’aller travailler au moins en avant-midi, il lui a répondu tout bonnement : «Je croyais que ta priorité c’était la petite.»
«JE CROYAIS QUE TA PRIORITÉ C’ÉTAIT LA PETITE»?!?!?!?!?!


EUH ! Pardon!! Quand elle m’a dit ça je n’en revenais juste pas… En tant que parent, non seulement c’est blessant, mais c’est injuste de recevoir un commentaire  comme celui-ci. Des fois la vie nous oblige à faire des choix, on ne fait pas toujours les bons, mais on essaie fort, comme tout le monde, que ce soit le cas. Comme être humain on n’est pas parfait, on ne peut pas être partout, on court toujours pour attraper le temps qui nous glisse trop souvent entre les doigts. Bon je m’égare, mais tout ça pour dire que ça m’a sidéré. Voir qu’il y a des individus qui croient encore que c’est la responsabilité attitrée aux mères de bousculer leurs plans pour le bien des enfants. Ces enfants que ces dernières n’ont pas fabriqués seules, du moins pour la plupart. Mais où est le soutien et l’entraide parental??
Ce soir-là, encore toute %$/ »!%$?$&?%, j’en parle à mon chum question de le partager. Peut-être aussi que je voulais inconsciemment, me confirmer que ça outrerait mon chum à moi…. Il me répond : «Ben, il n’a pas tout-à-fait tord.»  QUOI??? Encore une fois, je n’en reviens pas, mais comme X 100000!! Ben voyons donc, si les 2 travaillent, il n’y a pas de plus ou de moins responsable de prendre du temps pour la santé mentale ou physique de nos enfants.
Je commence à me sentir seule dans mon univers… SVP dites-moi que je me trompe…



Maman %$/ »!%$?$&?%........... ZEN… in process!!