mercredi 26 avril 2017

S’adapter à la vie de parent

« Devenir parent ça demande une adaptation, vous allez voir… Lorsque tu es née, ton père et moi avons vécu une période d’adaptation». C’est ce que me dit ma mère depuis aussi longtemps que je peux me rappeler.


Je pensais que je comprenais bien ce qu’elle me disait. Dans la vie, on est souvent confronté à « s’adapter ». Un nouveau travail, un déménagement, une séparation. Et ça se passe plutôt bien. Mais, je n’avais pas réalisé à quel point avoir un bébé changeait une vie! Tout le monde nous dit ça : « vous allez voir, un bébé ça change une vie ». Hé bien, je vous le confirme, c’est vrai.


Notre garçon est arrivé dans nos vies par une belle journée du mois d’août. Nous l’avons accueilli avec émerveillement, amour et attention. C’est l’adrénaline du début qui nous a permis de survivre aux journées, mais surtout aux nuits des premières semaines. Je voulais tellement tout faire parfaitement. L’allaitement, la réponse aux pleurs, le changement de couches, le co-dodo avec bébé, tout en essayant de conserver notre train de vie et notre liberté d’avant bébé.


Et un beau jour, 3 semaines plus tard, j’ai craqué. Ma mère et ma grand-mère venaient me rendre visite. Je revois la scène : mon chum qui tente d’organiser le 50e anniversaire de mariage de ses parents sur son ordi dans la cuisine, pendant que le bébé pleure sa vie dans son moïse, et moi plus capable d’entendre les pleurs et ne sachant que faire, je vais m’enfermer dans la salle de bain pour pleurer à chaudes larmes. Et là, ma mère et ma grand-mère entrent dans la maison, moi qui sort de la salle de bain et me lance dans les bras de ma mère en lui disant : « J’suis plus capable ».



Et c’est là que tout a changé. Ma mère, dans sa grande sagesse, m’a répondu: « Tu dois accepter cette nouvelle situation de vie. » Hé oui, je venais à ce moment-là de comprendre ce que c’était « s’adapter ». Je devais m’habituer à ma nouvelle vie, accepter ce changement radical de priorités et lâcher-prise. Pour plusieurs années encore, ce sera une vie qui tourne autour des enfants, du moins la plupart du temps. Ce sera aussi le défi de concilier travail et famille, d’annuler des engagements car l’enfant est malade, de prioriser les moments et les vacances en famille et d’être trop heureux quand ton enfant vit des accomplissements. Et les moments de ressourcement pour soi deviendront jouissifs lorsqu’ils arriveront.


Durant la grossesse, nous nous préparons du mieux que l’on peut à la vie de parents: les cours prénataux, la préparation de la chambre de bébé, l’achat des petits pyjamas newborn, les photos de bedaine, etc. Ces neuf mois sont sensationnels. Alors chers futurs parents, vivez ces moments au maximum, profitez de cette première grossesse pour rêvasser à votre bébé et profitez du moment où vous avez 100% l’esprit tranquille. Car après, ça change et on devient parent pour toute une vie.


En terminant, je dois dire que malgré cette période d’adaptation - qui peut durer jusqu’à un an après l’arrivée de bébé- l’arrivée d’un enfant dans une vie est la plus belle chose qui peut arriver à un couple. Malgré toutes les turbulences que cela peut créer, vous allez inscrire dans votre livre de souvenirs les plus beaux moments. Le bonheur en famille, c’est si bon lorsqu’on y a gouté. Après tout, s’adapter, ce n’est pas si compliqué, une fois qu’on a accepté notre nouvelle vie ;)

Maman M.

Les fameuses nausées!

Et si... on s'échangeait quelques astuces pour calmer les nausées?!
Ce premier trimestre de grossesse peut sembler interminable... nausées du matin au soir, vomito qui soulagent, mais nausées qui reviennent vite... Que faire?


Pour ces trois premiers mois, j'ai lu, beaucoup lu, pour trouver LE truc qui calme les nausées!
Il existe tellement de conseils, pourquoi ne pas les tester! Au pire tu vomis, au mieux... tu vas mieux :-D


Alors... mes astuces, ou remèdes:
- Manger des petites collations toutes les 1h, 1h30... conseils de sage femme, et sage idée! Un produit laitier, un fruit... et c'est reparti!
- Les boissons gazeuses: c'est bête mais j'ai béni les rototos... et les boissons gazeuses m'ont bien aidées!
- Les bonbons à la menthe: ou gommes... ça rafraichit la bouche :-) et puis je me rappelle, quand j'étais petite, mon papa mettait de l'alcool de menthe sur du sucre pour soigner les maux de ventre... A défaut d'avoir de l'alcool de menthe, les simples bonbons vont bien!
- Manger calmement: et manger! Les nausées pourraient se transformer en fringales, et enceinte ou pas enceinte, le premier symptôme d'une grosse faim, ce sont les nausées.


Le premier trimestre est passé, trois mois de nausées du matin au soir, et tellement peur de vomir que je me baladais toujours avec un seau! Alors si monsieur se moque de vous... c'est ça ou vous lui vomissez dessus!!


Et vous... qu'est ce qui a calmé vos nausées?



jeudi 20 avril 2017

La fois où j'ai voulu remercier mon enfant d'avoir fait pipi dans ses culottes

“Je ne suis pas une maman désorganisée!!!”
Il me semble que j’ai tellement vécu de situations qui m’ont donnée envie de crier cette phrase! La dernière en liste s’est soldée par la joie de l’évitement grâce à la vessie trop pleine de mon enfant...


Effectivement, je suis une mère qui en fait beaucoup. Je dis oui à presque tout pour sortir mes enfants de la maison (parce qu’ils ont besoin de stimulation… hein! vu que je suis mère à la maison...) Particulièrement pour les activités scolaires des plus vieux et cela signifie que, souvent, les petits m’accompagnent. Comme je ne veux pas être un poids pour les profs, j’essaie de choisir mes activités et (oui oui) de faire garder les autres s’il le faut! Sauf que malheureusement, il arrive souvent que je fasse un choix qui semble acceptable (même bon) sur le moment, mais qui finit par me faire passer pour la pire des désorganisées!


Y’a la fois où j’ai dit à mes enfants d’attendre quelques minutes dans l’auto qui sont devenues 15 et que la panique a envahi le véhicule. Résultat: mes enfants ont alerté les adultes autour (ok bon réflexe, mais “Pas fort la mère” est ce que j’ai lu sur les visages à mon retour…) Y’a la fois où j’étais en retard pour le départ de l’activité et que l’enseignante de mon fils me dit le plus gentiment du monde: “ Tu sais, j’ai souvent assez de parents, alors tu peux relaxer…” Lire en sous-texte: “ça désorganise un peu le groupe...”


Ok! je le sais que c’est moi qui exagère, car on ne m’a jamais dit ces commentaires ailleurs que dans ma tête! J’entends bien plus souvent : “Wow! c’est vraiment cool tout ce que tu fais en plus d'avoir 4 enfants!” ou “Ben oui, sont tellement fins tes plus jeunes, c’est pas grave!” Par contre, moi ce qui me reste en tête, c’est que je dérange… je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas d'où ça vient, mais c’est mon sentiment.


Et la fameuse histoire de vessie trop pleine? Encore une fois, une bonne idée sur le moment s’est avérée en être une très mauvaise: Accompagner un groupe au parc, l’hiver, avec un traîneau pour transporter mes plus jeunes... Même si le prof d’éduc n’a rien dit au fait que je ralentissais tout le groupe à cause de mon super traîneau qui n’avançait que sur la neige (ben oui toi! Ce qui signifie que pour toutes les rues à traverser et les trottoirs trop bien déneigés, je devais prendre dans mes bras le fameux traîneau dans lequel prenait place mon plus jeune en plus de surveiller l’autre qui voulait juste s’amuser avec son grand frère et ses amis qui n’écoutaient pas du tout leur enseignant), j’ai bien senti LE regard de l’enseignant quand il m’a aidé à traverser la dernière rue.


Donc, quand mon plus grand a eu la brillante idée de ne pas être capable de se retenir j’y ai vu une merveilleuse porte de sortie pour ne pas avoir à revivre le calvaire du jugement au retour vers l’école. “Bien sûr!” Est la réponse que j’ai obtenue quand j’ai demandé à l’enseignant si je pouvais quitter avec mon plus vieux qui venait d’avoir un “petit accident”. Ok, moi j’ai, bien sûr, entendu: “Envoye la mère dégage avec ta marmaille, ça sera plus simple pour tout le monde!” Et tout ça s’est soldé avec un méga mal de gorge pour mon fils qui s’était tapé 10 minutes de marche avec les pantalons tout mouillés d’urine!! Mais je vous le dis, je ne suis pas une mère désorganisée!!!!! Sauf que la prochaine fois, je prends mon auto!!!!

La maman dont l’orgueil remercie fiston pour son “petit accident”

jeudi 30 mars 2017

Papa où t’es?


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À l’automne, certaines mamans se retrouvent veuves de chasse, lors des séries certaines tombent veuves d’Hockey… tandis que d’autres, du printemps à l’automne, tombent veuves d’agriculteur.  
Vivre sur une terre avec de jeunes enfants c’est vraiment super! Mais quand vient le printemps, papa disparait! Printemps rime avec retour aux champs… tsé, il faut préparer les champs dès que la température le permet et ce même si on doit travailler tard le soir ou même PENDANT la nuit... et il ne faut pas oublier d’aller tirer les vaches et de les soigner. Du coup, maman tombe monoparentale pour quelques mois! Bon, c’est peut-être un peu intense comme mot, parce que le chum vient quand même dormir à la maison et parfois manger. Oui, oui, seulement parfois, parce que lorsque l’ouvrage doit se faire maintenant, eh bien il faut faire un lunch et aller porter le tout dans les champs, dans le tracteur ou dans la grange parce qu’on n’arrête pas de corder le foin pour manger.
Je vous avoue que cette période est difficile pour les enfants. Ils s’ennuient de papa et veulent le voir. Ce n’est pas rare d’avoir des crises de larmes le soir lorsque c’est l’heure du dodo parce qu’ils n’ont pas vu papa, s’ennuient, veulent donner leur bisou et dire bonne nuit…
Alors, moi, maman de 4 jeunes enfants, je fais de mon mieux pour survivre à l’absence temporaire de l’homme de la maison et je m’occupe de tout, toute seule! Le ménage, les commissions, les enfants, l’entretien du terrain… Sans oublier les pratiques de soccer des 2 plus vieux… Je me démène pour trouver des activités à faire avec eux afin de pallier au manque de la présence de papa. En fait, j’essaie surtout qu’ils oublient le fait que nous ne voyons pas beaucoup papa. Du coup, je m’arrange pour que les enfants soient toujours occupés. ‘’ Mais pourquoi ne vont-ils pas avec papa dans le tracteur?’’ me direz-vous. C’est simple, un enfant de moins de 5 ans, peut rapidement se tanner de faire du tracteur, ça veut toucher à tous les boutons et honnêtement, nous n’avons pas vraiment de place dans le tracteur pour être 2. Parfois, ils ont une ‘’ride’’, mais pas longue parce qu’ils veulent descendre rapidement.
Et que dire des vacances en famille que tout le monde prend et que c’est donc le fun! Ok, oui, nous réussissons à avoir quelques petites vacances malgré cette période surchargée à la ferme. En général, on prend un 2-3 jours au début de l’été, donc fin juin, début juillet, lorsque la première coupe de foin-ensilage est faite et un 3-4 jours vers la mi-août, lorsque la 2e coupe de foin-ensilage est faite. Parfois, ils nous arrivent de prendre une demi-journée, lors d’une fin de semaine où il n’y a pas de foin à faire pour aller au parc du village ou aller aux glissades d’eau…
Et puis, arrive le retour à l’école suivi de l’automne et de la fin des battages. Enfin, la grosse saison est finie! On retrouve papa et on peut prendre plus de bons temps en famille!!


La maman veuve d’agriculteur

Mon enfant arrive à l'école! Suis-je prête? Et lui?

Février c’est le mois de la persévérance scolaire avec sa semaine thématique et aussi les fameuses inscriptions. Quand nos enfants sont déjà à l’école, on reçoit une petite feuille pour vérifier que les coordonnées sont toujours bonnes et on passe vite à autre chose.


Quand c’est pour inscrire son enfant pour la première fois à la maternelle ou à Passe-Partout, c’est autre chose. Visite obligatoire à l’école pour aller porter le certificat de naissance et présenter une preuve de résidence. Au final, on passe 5 minutes au secrétariat et on repart. 5 minutes après lesquelles une multitude de questions nous assaillent. Parce qu’on a passé le choc du “Quoi déjà!” vécu quand on a reçu l’information qu’il était temps de l’inscrire. Là c’est le choc du: “Est-ce que j’ai bien fait tout ce qu’il fallait pour le préparer à cela?” à commencer par juste lui avoir parlé de l’école! Facile quand c’est un 2e, un 3e ou un 6e, mais quand c’est le premier… quand est-ce qu’on prend le temps de parler que l’école s’en vient?


Et pour se rajouter de la pression on n’arrête pas de dire un peu partout que la première transition scolaire (l’entrée à l’école primaire) est un moment charnière, voire déterminant pour l’enfant; bonjour l’angoisse! Pourtant ça devrait être un beau moment? Moi, il me semble que ça bien été… Alors pourquoi s’en faire pour mon enfant? Parce que quand j’ai vu l’infirmier scolaire il m’a dit que j’avais des petits éléments à travailler en prévision de l’entrée scolaire? Parce que mon amie m’a parlé qu’il fallait que mon enfant sache écrire son nom, attacher ses chaussures avec des lacets, réciter l’alphabet et compter jusqu’à 10 pour être correct en maternelle? Parce qu’il faut déjà que je pense à l’école secondaire où il voudra aller? Quel programme? Public ou privé? Ahhhhhh!


Woooo! voici ce que vous devez savoir sur la transition scolaire:


1- C’est vrai que c’est un moment important dans la vie d’un enfant et que si cela se passe bien c’est très aidant pour le reste de sa scolarité, MAIS ce n’est pas une question de connaissances de l’enfant, mais plutôt de préparation et la meilleure préparation c’est d’en parler avec lui de manière positive.


2- C’est vrai que lors du bilan 4 ans, l’infirmier scolaire fera une évaluation sommaire des compétences de l’enfant et qu’il vous donnera une petite liste de trucs à regarder, MAIS c’est pour vous pister si jamais votre enfant accuse un retard qui mériterait d’être investigué c’est bien mieux que d’attendre qu’il soit à l’école. Surtout n’oubliez pas que ce sont des suggestions et que c’est le moment de poser des questions (hé ho un professionnel de la santé pour votre enfant pour une grosse demie-heure sans une interminable attente à l’urgence!)


3- Non, il n’existe aucune liste d’exigences que les enseignants de maternelle donnent aux parents avant l’entrée en classe. Et s’il y avait une, ce serait juste pour vous dire que la meilleure préparation d’un enfant à l’entrée en classe est qu’il vive des situations de socialisation.


4- (Boni!) Si votre enfant va à la garderie est-ce que vous pouvez laissez-faire Passe-Partout? C’est un choix bien personnel et souvent fait en fonction de la disponibilité des parents, mais sachez simplement que Passe-Partout est un programme de préparation à l’entrée en milieu scolaire. Donc, le but n’est pas celui d’une pré-maternelle, mais plutôt d’inviter l’enfant et son parent à venir découvrir le milieu dans lequel il évoluera pour les 7 prochaines années. Donc, c’est vraiment un élément qui peut être très aidant dans la première transition scolaire de votre enfant.


transitionscol.jpgPour des belles histoires et des trucs, allez donc voir la page facebook sur la transition scolaire dans la MRC de Coaticook:



L’ancienne prof, mais surtout maman qui vit cela pour la 3e fois!!

Pourquoi j’aime plus mes enfants depuis que je ne suis plus maman à la maison



J’ai été maman à la maison pendant près de 5 ans, soit entre la grossesse de ma première et le moment où notre troisième fut âgé de 14 mois (oui, ils sont collés). Ce fut une expérience que j’ai à la fois adorée et (soyons honnête) détestée.
Avouons-le, se coucher tous les soirs exténuée en sachant qu’inévitablement, on va devoir se lever environ 15 fois durant la nuit, pour finalement se faire hurler aux aurores: « je veux des pattes d’ours pis du jus de tomate » à deux pouces de la face par un nain qui a la face de notre chum, c’est pas exactement un exercice reposant. Se lever et constater que le bordel engendré par la fête d’anniversaire de notre deuxième qu’on a célébré il y a un mois est encore en partie sur le comptoir, entre une montagne de linge à plier depuis tellement longtemps qu’on a oublié l’existence des morceaux de vêtements qui la compose et un panier rempli de 500 bas dépareillés attendant qu’on retrouve leur compagnon de vie, même si on sait tous très bien que ça n’arrivera jamais parce qu’ici, les bas disparaissent à la même vitesse que les caoutchoucs des couvercles de gobelets en plastique; dès le premier lavage, et à tout jamais.
Mais entre les repas 18 services où tes adorables marmots quémandent à tour de rôle des déjeuners tous différents les uns des autres, mais qui doivent absolument être servis dans TELLE assiette orange à chaque matin, pis le moment où tu vas cogner des clous sur le divan en essayant de te rattraper dans la série que tu suivais religieusement auparavant mais qui est maintenant enregistrée sur ton décodeur depuis 3 ans, entre 59 Pat’ Patrouille pis les 27 Ères de Glace, ça se peut que oui, tu te perdes un peu. Que t’en vois pas le bout. Que tu trouves ça redondant, que tu te lèves à chaque matin en anticipant les crises de ton Terrible Two, que tu te trouves inutile à la société, que tu te reconnaisses pu pis que ta vie manque de social en esti, même si tu t’étais toujours dit que toi, tes enfants, t’allais les élever toi-même, que tu les ferais pas garder par quelqu’un d’autre pis que tu retournerais ben sur le milieu du travail quand tout ce beau monde-là serait à la maternelle. Si tu te lèves un matin en détestant ta vie, fille, fais de quoi pour la changer, parce que tu rends service à personne comme ça! (Et surtout pas à toi...)
OUI, être maman à la maison c’est le plus beau métier du monde. C’est un privilège d’être assez à l’aise financièrement pour pouvoir se le permettre. Oui tu peux passer ta vie en mou pis faire sociabiliser tes enfants au parc pis leur enseigner toutes tes valeurs pis adorer tisser des liens vraiment forts avec tes “babes”, mais maudit que s’pas fait pour tout le monde. Pis maudit qu’on vit pas dans une société qui nous apprend que c’est normal de faire ça, corrélation directe avec le fait que tu t’es jamais imaginée faire ça de ta vie, fak iiiiiih que t’es tombée des nues au moment où tu t’es rendue compte que tu serais jamais capable de te séparer de la chair de ta chair le moment venu, pis que t’as décidé de rester à la maison pour de bon. Mais c’est correct que ce soit pas fait pour tous. C’est correct aussi d’essayer, pas longtemps, ou de le faire pendant 5 ans avant d’un soir, pogner son chum à la gorge en y disant que si tu sors pas bientôt d’entre les 4 murs de la maison pour de bon, il va se ramasser tout seul avec moi dans un p’tit pot sur le manteau du foyer! (mais t'es quand même mieux d’y penser avant de te rendre là…)
Je suis retournée à l’université en janvier quand mon bébé avait 14 mois. Oui, je me trouve cruelle de l’abandonner (pis c’est même pas à une étrangère), je m’en veux tous les jours d’être sur un banc d’école avec du cache-cerne un pouce d’épais en dessous des yeux pour camoufler le fait que j’ai deux enfants qui font pas leurs nuits, plutôt qu’à la maison avec eux. Mais quand je les retrouves le soir, je suis contente de les voir. J’ai hâte et je m’ennuie d’eux, pis c’est l’ennuie qui me fait réaliser à quel point je les aime, parce qu’avant, je les avais tellement proches de la face que je les voyais pu. Je les prends dans mes bras et ils sentent bons, alors que j’avais jamais remarqué avant qu’ils avaient une odeur à eux. Je planifie du temps pour des activités, mais maintenant, j’ai hâte, moi aussi, d’y aller, je le fais pas « parce qu’il faut ben faire de quoi avec eux » pis j’y vais plus non plus de reculons parce que c’est juste la 400e fois qu’on va au parc depuis le début de l’été. À la garderie ils apprennent beaucoup, pis différemment de ce que moi je leur aurais enseigné, mais je m’avoue dorénavant que c’est en étant exposés aux différences qu’ils développeront un esprit critique. Je me sens mieux dans ma peau, je fais de quoi d’enrichissant, que j’aime, qui me stimule, qui répond à mon besoin de social, bref je pense ben que je suis en général une meilleure mère. Pis que dans quelques années je vais leur casser les oreilles avec les histoires du temps où j’ai dû passer le balais à la grandeur de la maison trois fois par jour et leurs apprendre à se servir d’une fourchette.


La maman version 2.0

Photo: USA.Teenage Pregnancy, Eli Reed, 1994 (disponible par: artstor. org)

Les vertus insoupçonnées des popsicles cheap!





Les popsicles cheap ont vraiment des vertus insoupçonnées! Oui, oui vous avez bien lu… Du moins ils m’ont aidé dans plusieurs facettes de ma vie depuis les 9 dernières années!

Vous en avez sûrement déjà mangé un ou du moins vu. On les trouve en trois couleurs les mauves (facilement identifiables pour les fans de cette couleur!) puis les oranges et les roses (couleurs traîtres qui ont l’air pareil dans leur emballage hihi!!). Avec leurs 2 bâtons vient le défi de bien les casser dans le bon sens! Tout est dans le choix du bon coin! Ok, j’ai fini le cours d’anatomie du popsicle cheap, j’imagine que tout le monde a compris de quoi il est question.

Mon histoire d’amour avec eux a commencé, à quelques mois de grossesse de mon premier bébé. Après des mois de maux de cœur à essayer collations toute la journée, biscuits soda, etc. Ma mère m’a dit «Essaie les popsicles» et là tout a changé… J’ai découvert mon nirvana de grossesse… Un bain brûlant et une boîte de pop-sicles!! Je vous vois derrière votre écran me regarder virtuellement comme si j’étais une extraterrestre, mais ça marche! Plusieurs grossesses plus tard, je propage encore le miracle du popsicle cheap.

Ensuite, les enfants grandissent et se mettent à courir partout avec leurs pas mal assurés et leurs dents tranchantes comme des lames de rasoirs. Encore une fois, les popsicles sont là pour soulager les petites babines qui doublent de grosseur à vue d’œil parce qu’elles ont été (pour la énième fois ce mois-ci!!!) transpercées en tombant, cognant, déboulant, etc. Ça n’a vraiment pas été long que j’ai abandonné la débarbouillette d’eau froide que mon enfant ne voulait pas garder anyway!!

Puis mes enfants ont une particularité, je ne sais pas où j’ai une rayure sur mon DVD explicatif interne pour fabriquer des enfants, mais ils ne boivent pas. Remarquez que je ne bois pas vraiment assez non plus alors…. Mais ça ne peut tout de même pas être génétique… Non? Dans une journée normale, je leur rappelle/suggère fortement seulement de boire de l’eau et ça marche relativement bien. Mais quand arrive fièvre, vomissement, diarrhée et qu’ils se mettent à ne plus rien vouloir avaler, j’abandonne une peu l’idéologie de l’eau et n’importe quoi ferait l’affaire!!!! Vous savez que pour une infirmière d’info-santé crème glacée et Jello sont des sources de liquide tout à fait acceptables!!! Et bien des popsicles cheap aussi! En plus d’être froids et d’aider à faire baisser un peu la fièvre par la bande.

Je serais bien curieuse de voir si d’autres parents les utilisent aussi pour autre chose que ce pourquoi ils ont été créés, c’est-à-dire, se retrouver immanquablement dans les congélateurs des grands-oncles et des grands-tantes (en tout cas c’est mon cas)!!!

La popsicle cheap fan